Lancé depuis le lundi 24 mars dernier par le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité, Eberande Kolongele, les consultations nationales continuent à se tenir à Kinshasa, dans un contexte de crise persistante en République Démocratique du Congo, dans le but de former un gouvernement d’union nationale. Des leaders politiques tels que Lambert Mende et Théodore Ngoy, ainsi que le collectif des confessions religieuses, ont exprimé leur soutien à l’initiative de dialogue inter congolais lancée par le président Félix Tshisekedi.
Cette démarche vise à rassembler les acteurs politiques pour discuter des solutions face à l’insécurité qui sévit notamment dans la partie Est du pays.
Lors de ces consultations, Lambert Mende a souligné l’importance de réunir les différentes factions politiques, qu’elles soient de la majorité, de l’opposition ou de la société civile.
« Le Chef de l’État, Garant de la sécurité de plus de cent millions de Congolais, avait le devoir de réunir les acteurs politiques en ce moment d’introspection pour ressortir les causes de ces malheurs ».
Mende a également mis en lumière la situation tragique dans l’Est du pays, où des conflits armés, notamment ceux liés au M23-AFC de Naanga, continuent de causer des souffrances inacceptables.
La solution ne viendra pas de Nangaa…
Droit dans ses bottes, Théodore Ngoy, ancien candidat président de la République, a estimé que la solution ne viendra pas de Nangaa.
Président du parti Congo Pour la Justice (CJUST), ce pasteur a également exprimé son soutien à cette initiative.
Il a, par ailleurs, rappelé que les problèmes actuels de la RDC sont enracinés dans des conflits historiques et des intérêts économiques, notamment ceux liés aux ressources minières du Katanga et de Bakwanga.
Ce professeur d’universités a insisté sur la nécessité d’une cohésion nationale pour faire face à ces défis, affirmant que « Notre pays, notre destin, nos vies et notre avenir sont menacés ».
Les confessions religieuses, quant à elles, représentées par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), ont également apporté leur soutien à cette démarche.
Elles ont appelé à une participation active de tous les Congolais aux consultations, soulignant que la violence ne peut être une solution.
À travers la Déclaration du collectif de confessions religieuses consultées par Eberande, elles ont affirmé : « C’est extrêmement important de soutenir la paix et le Pacte social de bien-être et de vivre ensemble en RD Congo ».
La RDC fait face à une crise humanitaire et sécuritaire majeure, exacerbée par des conflits armés et des tensions ethniques.
Les déclarations de Mende et Ngoy mettent en lumière la nécessité d’un dialogue inclusif pour trouver des solutions durables.
Mende a averti que sans un sursaut collectif, le génocide en RDC pourrait se poursuivre, tandis que Ngoy a critiqué les propos de l’ancien président Joseph Kabila, qui a qualifié le M23 d’aspiration congolaise, affirmant que cela ne fait qu’aggraver la situation.
Les consultations menées par Eberande Kolongele représentent une lueur d’espoir dans un contexte difficile.
Le soutien des leaders politiques et religieux pourrait être déterminant pour instaurer un dialogue constructif et trouver des solutions aux crises qui frappent la RD Congo.
Alors que le pays se trouve à un carrefour, l’appel à l’unité et à la paix résonne plus que jamais.
La Pros.