La République Démocratique du Congo franchit une étape décisive dans la modernisation de sa gouvernance foncière. Conformément à sa vision de réforme structurelle de l’État, de sécurisation des droits et de promotion d’un climat favorable à l’investissement, le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient de promulguer la loi n°25/62 du 3 décembre 2025, modifiant et complétant la loi n°73-021 du 20 juillet 1973 relative au régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des sûretés.
Cinquante-deux ans après l’adoption de la loi foncière de 1973, ce nouveau texte consacre l’aboutissement d’une volonté politique assumée au plus haut sommet de l’État, visant à adapter le droit foncier congolais aux réalités économiques, sociales, démographiques et urbaines contemporaines. Cette réforme majeure est le fruit d’un travail soutenu, rigoureux et continu conduit par la Ministre des Affaires foncières, son Excellence O’Neige N’Sele, qui a porté ce projet de loi du début à la fin, avec constance, technicité et détermination, aussi bien au sein du Gouvernement que devant les deux chambres du Parlement. Le parcours institutionnel de cette loi illustre, à bien des égards, l’ampleur du consensus national qu’elle a su fédérer. Initiée par son approbation en Conseil des ministres le 7 novembre 2025, sous la direction de SE Madame la Première ministre, la réforme a ensuite emprunté l’ensemble des voies institutionnelles prévues par la Constitution et le Règlement intérieur du Parlement. Tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale, le projet de loi a été systématiquement soumis à des commissions mixtes, intégrant les commissions PAJ et ATI, garantissant ainsi un examen approfondi et transversal.
Ce processus a culminé avec la mise en place d’une commission mixte paritaire Sénat–Assemblée nationale, ultime étape de concertation parlementaire, au terme de laquelle le texte aujourd’hui promulgué a été harmonisé, consolidé et adopté. Ce cheminement exemplaire confère à la réforme une légitimité institutionnelle pleine et entière, témoignant d’un large consensus national autour de la nécessité de refonder durablement le cadre foncier du pays. Répondant à l’obsolescence du dispositif légal antérieur, la nouvelle loi introduit des innovations substantielles, notamment sur la numérisation du cadastre, sur les procédures d’attribution des terres à titre gratuit et de sécurisation juridique des droits fonciers, tout en adaptant aux réalités de l’heure, les dispositions devenues incompatibles avec les exigences actuelles de gouvernance.
Entrée en vigueur dès sa promulgation, cette réforme emblématique s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État d’un État moderne, efficace et équitable. Elle constitue un levier majeur pour la paix sociale, la prévention des conflits fonciers, la transparence administrative et le développement durable, au service de l’ensemble des Congolais.
Cellcom Affaires Foncières/Le titre est de La Pros.
RDC : le CDER de Jean-Lucien Bussa salue la création de l’ordre national des héros et prône une réforme du calendrier mémoriel
Le Courant des Démocrates Rénovateurs (CDER), formation politique phare placée sous l’autorité morale de Jean-Lucien Bussa Tongba, exprime son adhésion totale à la création de l’Ordre national des Héros par le Chef de l’État. Dans son communiqué officiel n°008/SN-COMM, signé par le secrétaire national en charge de la communication, Professeur ordinaire Frédéric-Adelbert Kinkani, le parti applaudit une décision historique qui vient cristalliser la mémoire collective et renforcer la cohésion nationale. Pour le CDER, cette consécration institutionnelle est un levier majeur pour honorer le sacrifice de ceux qui ont forgé le destin de la République, tout en offrant aux générations futures un socle identitaire solide et unifié.
Toutefois, le parti de Jean-Lucien Bussa assortit ce soutien d’une analyse pragmatique sur l’efficacité économique du pays.
Le CDER souligne avec pertinence que la multiplicité actuelle des jours fériés pèse lourdement sur la productivité nationale.
Afin de concilier le devoir de mémoire et les impératifs de croissance, le parti propose de regrouper les célébrations mémorielles autour d’une date unique.
Cette approche permettrait non seulement de célébrer nos martyrs avec une solennité accrue, mais surtout de revaloriser la culture du travail, moteur essentiel de l’indépendance économique de la RDC.
En somme, le CDER suggère officiellement de baptiser ce nouveau rendez-vous annuel la « Journée de la mémoire et de la cohésion nationales ».
Cette dénomination, portée par Jean-LucienBussa, se veut un symbole de rassemblement et de dignité.
En plaçant l’unité et le labeur au cœur de l’hommage héroïque, le CDER réaffirme sa vision d’un Congo qui honore son passé tout en restant résolument tourné vers les défis du développement et de la modernité en 2026.
David MUTEBA KADIMA/CP
Accords de Washington : Kinshasa proteste!
La situation n’a pas du tout évolué sur terrain. Les massacres des populations n’ont pas cessé. Et, la stratégie du pillage des ressources congolaises se poursuit. Dans un communiqué officiel, publié tout dernièrement, Kinshasa a fait le choix de la franchise pour dénoncer la persistance de l’agression rwandaise, revendiquant une action urgente des Etats-Unis pour imposer le respect des engagements pris à Washington pour le retour de la paix dans l’Est de la RDC. De l’occupation des villes de Goma et de Bukavu en passant par l’attaque de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, le Gouvernement congolais déplore une crise sécuritaire ayant largement dépassé les limites du tolérable.
‘’Selon des informations de la société civile, consolidées par certaines sources humanitaires et corroborées par les services étatiques, en plus de 500.000 déplacés, le bilan provisoire des victimes civiles des opérations rwandaises, ayant mêlé bombes et drones kamikazes sur l’axe Kamanyola – Uvira depuis le début du mois de décembre, s’élève à plus de 1.500 morts. Parallèlement à ces actes, le Gouvernement dénonce l’arrivée de trois nouveaux bataillons rwandais positionnés dans les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, sous couvert du groupe Twirwaneho afin de masquer leur identité réelle et leurs responsabilités. Les mouvements observés traduisent une manœuvre militaire planifiée visant une descente vers Fizi, puis une avancée sur l’axe stratégique Kalemie, dans la province du Tanganyika’’, condamne, dans son communiqué, le Gouvernement congolais.
La Pros.
COMMUNIQUE
LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO DENONCE LA POURSUITE DE L’OCCUPATION ET DE L’EXTENSION TERRITORIALE RWANDAISE DANS L’EST DE SON TERRITOIRE NATIONAL
Kinshasa, le 31 décembre 2025 Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo dénonce avec la plus grande fermeté la poursuite de l’occupation illégale de son territoire par les forces rwandaises, accompagnée d’une extension délibérée et continue des zones occupées dans l’Est du pays, notamment dans la ville Uvira et ses environs, avec une progression caractérisée vers le sud.
Ces actes constituent une agression manifeste contre la souveraineté nationale, une violation grave et répétée du droit international, ainsi qu’un mépris assumé des engagements régionaux et internationaux. Ils aggravent de manière dramatique une situation sécuritaire et humanitaire déjà critique et exposent directement les populations civiles à des violences massives.
Selon des informations de la société civile, consolidées par certaines sources humanitaires et corroborées par les services étatiques, en plus de 500.000 déplacés, le bilan provisoire des victimes civiles des opérations rwandaises, ayant mêlé bombes et drones kamikazes sur l’axe Kamanyola – Uvira depuis le début du mois de décembre, s’élève à plus de 1.500 morts.
Parallèlement à ces actes, le Gouvernement dénonce l’arrivée de trois nouveaux bataillons rwandais positionnés dans les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, sous couvert du groupe Twirwaneho afin de masquer leur identité réelle et leurs responsabilités. Les mouvements observés traduisent une manœuvre militaire planifiée visant une descente vers Fizi, puis une avancée sur l’axe stratégique Kalemie, dans la province du Tanganyika.
Le Gouvernement rejette catégoriquement les déclarations des autorités rwandaises faisant état d’un prétendu << retrait », lesquelles sont démenties par les faits établis sur le terrain et relèvent d’un double discours inacceptable.
S’agissant, par ailleurs, des propos récemment tenus par le Général Sylvain EKENGE, le Gouvernement rappelle qu’ils ont fait l’objet de mesures immédiates, incluant sa suspension et l’ouverture d’une procédure disciplinaire, conformément aux principes et lois de la République.
À ce titre, la République Démocratique du Congo souligne qu’un manquement individuel, lorsqu’il survient, relève de la responsabilité personnelle de son auteur et est traité comme tel par l’État.
Réaffirmant avec fermeté sa position contre toute forme de discrimination, le Gouvernement rappelle que l’agression armée, l’occupation des pans de son territoire national et les crimes documentés relèvent d’une politique d’État engageant pleinement la responsabilité internationale de leurs auteurs.
Le Gouvernement dénonce, en outre, le silence et l’insuffisance de réactions fermes et contraignantes face aux contraintes, menaces et pressions exercées sur les populations civiles, forcées de participer à des simulacres de marches organisées et encadrées par les forces d’occupation, ainsi qu’aux disparitions des journalistes et enlèvements de nombreux acteurs de la société civile, imputables à ces mêmes forces. Ces actes constituent des violations graves des droits humains et des infractions caractérisées au regard du droit international humanitaire, engageant la responsabilité de leurs auteurs.
Dans ces conditions, le Gouvernement exige le retrait immédiat, effectif, vérifiable et sans condition des troupes rwandaises d’Uvira et de l’ensemble des territoires Congolais occupés, conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’Accord de paix de Washington ainsi que la cessation immédiate de toutes les opérations contre les populations civiles, et attend impatiemment à cette fin de ses partenaires l’utilisation de tous les leviers contraignants à leur disposition. C’est la principale expression de compassion et de solidarité utile et crédible à l’égard des millions de Congolais victimes de la barbarie rwandaise.
Enfin, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo réaffirme sa détermination à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, à poursuivre toutes les démarches diplomatiques, politiques et judiciaires nécessaires, et à tenir pour responsables, sans exception, les auteurs et commanditaires de ces crimes.
FIN.