Comment peut-on tourner en bourrique un compatriote qui a perdu son enfant dans des circonstances floues à l’étranger ? Il suffirait qu’un seul citoyen américain, français ou un sujet britannique trouve la mort de manière tragique dans n’importe quel coin de la planète pour que le gouvernement de son pays monte au créneau, condamne et assiste la famille éplorée. Ce qui est loin d’être le cas en RDC. Le jeune congolais Christmas Boina Kazadi a été lâchement tué à Glasgow par la police écossaise en date du 27 septembre 2025. Depuis lors, pratiquement quatre mois, les parents du défunt alertent les autorités congolaises, principalement certains membres du gouvernement central, sans aucune suite favorable.
Le père du disparu, Didier Boina Bogas, dit avoir adressé des correspondances avec article de presse en annexe à la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, au ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba, au ministre délégué des Congolais de la diaspora, Crispin Mbadu, au ministre de la Justice, Guillaume Ngefa. Seul ce dernier a, à deux reprises, reçu le père du défunt dans son cabinet et l’a consolé, réconforté et promis de trouver une solution à ce problème dramatique. Quant aux autres, c’est l’indifférence totale. Didier Boina qui porte encore le deuil de son fils, a fait plusieurs va-et-vient dans les autres ministères pour rien. Quel manque de considération et de compassion à l’égard de ce compatriote !
« Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. » Il y a lieu de se demander si cette définition de la démocratie popularisée par l’illustre Abraham Lincoln est loin d’être intériorisée par les dirigeants de ce pays. Ils sont là pour qui ? N’est-ce pas pour la population ? Les parents de Christmas Boina Kazadi ne savent plus à quel saint se vouer. Il ne leur reste plus qu’une seule issue, une dernière porte à laquelle ils peuvent frapper : celle de la Distinguée Première Dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi. Car, en tant que mère, l’épouse du Président Félix Tshisekedi saura ressentir la douleur de perdre un enfant à fleur d’âge (19 ans).
A titre de rappel, Christmas Boina Kazadi, jeune étudiant congolais à Glasgow en Ecosse, a trouvé la mort dans des circonstances encore floues. Jusqu’à ce début d’année 2026, son corps sans vie non encore embaumé traine à la morgue. Pendant plusieurs mois, la police écossaise s’est opposée à une enquête indépendante parce qu’elle cherchait à étouffer cette affaire. Les principaux suspects, les policiers qui ont déguisé le meurtre en suicide, la copine de Christmas et le père de celle-ci, n’ont jamais été interpellés jusqu’à ce jour. Suite à la pression de la famille soutenue par quelques jeunes kinois qui ont fait un sit-in à l’ambassade de Grande-Bretagne à Kinshasa, à la pression des médias congolais ainsi que des membres de la diaspora congolaise, Scotland Police a cédé. L’enquête doit se faire.
Didier Boina Bogas et Tara Mbuyi Kazadi ont besoin de solliciter les services des avocats privés, de procéder à l’autopsie de leur fils et de l’enterrer dignement. Le deuil a trop duré. Il leur faut des moyens financiers conséquents et l’accompagnement des autorités du pays. Sinon, c’est le désespoir et l’abandon. La Grande-Bretagne a même rejeté la demande de visa du père de l’enfant assassiné. Est-ce normal ?
Hormis la First Lady, la Première ministre Judith Suminwa qui est aussi une femme, peut s’impliquer pour le dénuement de cette faire. Elle et son équipe gouvernementale sont là au service des Congolais aussi bien au pays que dans la diaspora. Pour toute forme d’assistance, les parents peuvent être contactés directement à ces numéros : +243818100461 (RDC) / +447445050048 (Royaume-Uni).
Justice pour Christmas !
James Mpunga Yende