C’est ici qu’en 1482, les navigateurs portugais menés par Diogo Cão ont posé les pieds sur les terres du Congo. Cinq siècles plus tard, les structures politiques traditionnelles ont disparu, remplacées par de nouveaux Etats comme la RDC, le Congo-Brazzaville, l’Angola ou encore le Gabon. Nos croyances spirituelles ont été bouleversées, et nos cultures traditionnelles reléguées à la marginalité, parfois même méprisées.
Les Congolais vivent désormais tiraillés entre deux pôles :
– d’un côté, la fidélité aux valeurs ancestrales (solidarité familiale, clanique, tribale) ;
– de l’autre, la nécessité d’un État moderne, fondé sur la compétence, la justice et la cohésion nationale.
Depuis 1960, ces solidarités mal orientées sont devenues les véritables virus qui ont détruit les fondations de l’État congolais.
Pour rappel, en 1960, à l’indépendance, nous avons hérité de la colonisation belge :
– la meilleure armée de la région,
– des infrastructures routières reliant toutes les provinces,
– un système de santé fonctionnel,
– une administration moderne,
– des écoles et universités parmi les plus respectées d’Afrique.
65 ans plus tard, nous sommes devenus, pour reprendre une expression biblique, *la risée de nos voisins*.
Et pourtant, la solution à nos problèmes est entre nos mains.
Il nous suffit de reconnaître que ce sont nos propres pratiques politiques (tribalisme, népotisme, clientélisme, corruption, détournement. . .) qui nous ont précipités dans ce gouffre.
Pour en sortir, nous devons mettre en avant la compétence et la probité morale à tous les niveaux de l’État.
Alors, le monde entier assistera, ébahi, au miracle congolais :
La RDC deviendra, en quelques années, la première puissance économique, militaire et culturelle d’Afrique noire.
Bon week-end à vous tous, et que Dieu vous bénisse abondamment !
Thomas Luhaka Losendjola