Du 20 au 22 janvier, la ville de Cotonou, au Bénin, est devenue le point de convergence des réflexions africaines sur l’environnement avec la tenue d’un colloque international consacré à l’écologie intégrale, sous le thème : «Ecologie intégrale pour la survie et le bien-être de la création». Organisé par l’Unité universitaire de Cotonou de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO-UUC), l’événement a rassemblé un parterre de personnalités influentes venues de tout le continent.
Cette rencontre de haut niveau, présidée par le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), a réuni des évêques, des prêtres, des chercheurs universitaires, des diplomates, ainsi que des responsables politiques et des acteurs clés du secteur de l’environnement. La diversité des participants, issus de plusieurs pays africains, témoigne de l’importance croissante des questions écologiques et de la nécessité d’une approche concertée.
Le thème de l’« écologie intégrale », popularisé par le Pape François dans son encyclique «Laudato si’», prône une vision holistique de l’écologie qui lie intrinsèquement la protection de l’environnement à la justice sociale, à l’économie et à la politique.
Le Cardinal Ambongo a souligné que «la crise écologique ne relève pas seulement de considérations techniques, mais interroge profondément les modes de vie, les choix économiques et la responsabilité morale des sociétés». Appelant ainsi l’Eglise en Afrique à faire entendre une parole claire face à la surexploitation des ressources naturelles et aux injustices environnementales.
Il faut noter que le colloque vise ainsi à explorer des solutions durables pour le continent africain, en tenant compte de ses défis spécifiques.
Cette initiative de l’UCAO-UUC s’inscrit dans un mouvement plus large visant à mobiliser les forces vives du continent pour répondre à la crise climatique et environnementale, en plaçant l’humain et la création au cœur des préoccupations. Les conclusions de ce colloque sont attendues avec intérêt, par l’adoption d’une déclaration finale portant sur la création d’un label africain de l’écologie intégrale, car elles pourraient orienter les futures politiques publiques et les initiatives citoyennes en matière d’environnement en Afrique.
César Nkangulu