A Cotonou, au Bénin, du 16 au 17 février 2026, le Président de la Cour constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature, Dieudonné Kamuleta Badibanga, a réaffirmé son engagement en faveur de la coopération judiciaire internationale comme levier de rayonnement des juridictions de la République Démocratique du Congo.
En véritable pèlerin du dialogue judiciaire entre les hautes juridictions africaines, Dieudonné Kamuleta Badibanga a pris part aux travaux des 21ᵉ assises de l’Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AA-HJF).
En marge de ces assises, un colloque international s’est tenu à l’hôtel Sofitel de Cotonou autour du thème : « La protection juridictionnelle des droits fondamentaux en contexte de crises sécuritaires ».
Au regard de sa réputation d’homme de droit et de praticien chevronné du droit constitutionnel en Afrique, il a été désigné pour présider une session consacrée au sous-thème : « L’office du juge, entre exigence de sécurité et protection des droits fondamentaux ».
Dans la conduite des débats, il a posé la problématique centrale en invitant les communicateurs à répondre à la question suivante :
«Comment le juge, de quelque ordre qu’il soit, peut-il assurer une protection juridictionnelle effective des droits fondamentaux en contexte de crise sécuritaire, alors même que ces crises justifient constitutionnellement des restrictions exceptionnelles aux libertés ?»
Ce panel a été partagé avec le juriste béninois Robert Dossou, ancien Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin et ancien Président de la Cour constitutionnelle du Bénin. Théoricien rigoureux et praticien expérimenté, il est reconnu pour sa contribution déterminante à la consolidation de l’État de droit au Bénin et pour son influence doctrinale dans l’espace francophone africain.
Les échanges issus de ce panel ont été d’une grande richesse, nourris par le partage d’expériences comparées et par une réflexion approfondie sur les enjeux démocratiques liés à la gestion des crises sécuritaires. Ils ont mis en lumière le rôle essentiel du juge comme garant de l’équilibre entre la sauvegarde de l’ordre public et la préservation des droits fondamentaux, condition indispensable à la consolidation de l’État de droit.
À travers sa participation active à ces assises, le Président Dieudonné Kamuleta réaffirme sa détermination à porter haut l’image de la justice congolaise dans les grandes associations et cadres de renom dédiés aux échanges sur la promotion et la défense de l’État de droit.
Il convient de noter que, le 18 février 2026, le Dieudonné Kamuleta a pris part à la réunion du Conseil d’administration ainsi qu’à l’Assemblée générale de l’Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AA-HJF).
Cette participation active aux instances décisionnelles de l’Association illustre clairement l’implication soutenue de la Cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo dans les grandes plateformes de coopération judiciaire de l’espace francophone africain. Il s’agit d’un engagement stratégique : contribuer à l’orientation des réflexions, au renforcement du dialogue des juges et à la consolidation des mécanismes communs de protection des droits fondamentaux sur le continent.
Par cette démarche, il démontre que la juridiction constitutionnelle congolaise ne se contente pas de participer aux grands rendez-vous scientifiques et institutionnels ; elle y joue un rôle déterminant, affirmant ainsi le positionnement de la République Démocratique du Congo comme acteur majeur dans les dynamiques africaines de promotion de l’État de droit.
La Pros.