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Présentation de la nouvelle carte de presse, UNPC : Patrick Muyaya invite les professionnels des médias à défendre la vérité et à préserver la cohésion nationale !

Par La Prospérité
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C’est un tournant majeur, une séquence qui fera date dans l’histoire récente de la presse congolaise. Hier, jeudi 19 février 2026, à Béatrice Hôtel, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) a officiellement présenté le nouveau spécimen de la carte d’identité professionnelle du journaliste congolais, lors d’une cérémonie placée sous le patronage du ministère de la Communication et Médias. L’évènement, présidé par Me Nicolas Lianza, Directeur de cabinet représentant le Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, vient consacrer tant sur le papier que dans la pratique, l’ambition de mettre fin à l’exercice aléatoire du métier, assainir le secteur, et rendre à la profession son socle d’autorité, de responsabilité et de crédibilité.

Au nom du Ministre Patrick Muyaya, Me Nicolas Lianza a campé le décor sans détour. Pour lui, la carte professionnelle n’est pas un gadget administratif, elle est la pièce maîtresse d’une réforme de salubrité médiatique.

« Il est impératif d’assainir le secteur, d’établir un diagnostic lucide et d’engager sa réformation. La recommandation phare du Président de la République sur la salubrité médiatique nous a donné une orientation claire, celle de structurer le secteur, identifier les acteurs et de restaurer sa crédibilité. L’annonce de la carte d’identité professionnelle procède de cette logique car la salubrité médiatique ne peut être effective si le professionnels des médias, acteur central de l’espace médiatique n’est pas formellement identifié. Cette identification constitue le socle de la responsabilité professionnelle », a déclaré le Me Nicolas Lianza.

Dans son argumentaire, le représentant du Porte-parole du Gouvernement rattache clairement la carte au cadre légal actuel notamment, à l’Ordonnance-loi n°23/009 du 13 mars 2023, dite ‘’Loi Muyaya’’ : « Au sens de l’Ordonnance-loi n°23/009 du 13 mars 2023, dite “Loi Muyaya”, la Carte d’Identité Professionnelle confère officiellement à son titulaire la qualité de professionnel des médias. Mais au-delà de cette reconnaissance juridique, elle constitue un engagement. La carte n’est pas un privilège. Elle est un engagement. Elle rappelle que l’exercice du journalisme suppose d’assumer pleinement la responsabilité de ses actes. »

Dans un contexte national plombé par les tensions sécuritaires, la communication gouvernementale place le journaliste au cœur d’un enjeu plus large, celui de la cohésion, la paix, et la lutte contre la manipulation.

« Être journaliste en République Démocratique du Congo aujourd’hui, dans un contexte marqué par la guerre informationnelle orchestrée par le Rwanda, exige une conscience aiguë de sa mission et de sa responsabilité. La responsabilité professionnelle impose le respect strict de l’éthique et de la déontologie, le refus de la désinformation et des discours de haine, ainsi qu’un engagement résolu en faveur de la cohésion nationale et de la consolidation du processus de paix. La protection du journaliste et sa responsabilité professionnelle ne s’opposent pas, elles se complètent. Une profession clairement identifiée, est une profession mieux protégée. Une profession organisée, est une profession respectée », a-t-il indiqué.

Table ronde Médias–Justice annoncée

Dans la foulée, le ministère annonce une Table ronde mixte associant médias et justice, avec l’appui notamment de Journaliste En Danger (JED), pour réduire les incompréhensions et renforcer les mécanismes de protection.

« Cette rencontre devra permettre de renforcer le mécanisme de protection, d’améliorer la compréhension mutuelle entre les acteurs judiciaires et médiatiques, et de consolider le cadre de responsabilité qui fonde la crédibilité de votre profession. La protection d’un journaliste passe aussi par son identification. On ne protège durablement que ce qui est reconnu. C’est pourquoi j’exhorte l’ensemble des professionnels des médias de notre pays, à s’affilier à l’UNPC et à obtenir la carte professionnelle. »

De son côté, le président de l’UNPC, Kamanda wa Kamanda Muzembe, est revenu sur un rappel important. La carte de presse avait été suspendue en 2022 pour permettre la réforme. Quatre ans après, l’organisation relance sur des bases modernisées.

« Le 3 janvier 2022, sur recommandation des états généraux de la Communication et des Médias, l’UNPC avait suspendu la délivrance de la carte de presse. Cette décision n’était pas un aveu de faiblesse, elle était un acte de responsabilité. Il était temps de reformer et moderniser. Quatre années plus tard, nous relançons le processus avec un cadre légal et une détermination. L’Ordonnance-loi n°23/009 du 13 mars 2023, relative à la liberté de la presse, consacre l’UNPC comme instance d’autorégulation de la profession. Elle en définit le rôle de contrôle, elle en fixe la légitimité. La carte de presse que nous présentons aujourd’hui n’est pas un simple document administratif, elle est un instrument de crédibilité, de protection et de responsabilité », a déclaré le numéro un des professionnels de médias congolais.

CSAC–UNPC : pas de confusion, pas d’empiètement

Kamanda wa Kamanda a martelé sur la différence entre régulation, une prérogative du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) et autorégulation, une tâche propre à l’UNPC. Deux missions complémentaires, mais à ne pas mélanger.

« La loi relative à la liberté de la presse distingue la régulation et de l’autorégulation. Le CSAC exerce une mission de régulation, l’UNPC exerce une action d’autorégulation, ces deux responsabilités sont complémentaires, mais elles ne doivent pas se confondre, ni s’empiéter. L’autorégulation relève des professionnels eux-mêmes. Elle est le fondement de notre maturité institutionnelle. Nous appelons donc au respect de cette architecture légale, gage d’équilibre et de stabilité du secteur », a-t-il martelé.

Une carte haute sécurité

Enfin, sur le plan technique, Charles Dimandja Wembi, président de la Commission en charge de la carte, a livré une présentation détaillée des éléments de sécurisation. Objectif : rendre la carte difficilement falsifiable et permettre une vérification rapide via des outils numériques.

« Tous les journalistes porteurs de la nouvelle carte d’identité professionnelle du journaliste congolais seront repris dans un annuaire qui sera actualisé fréquemment pour permettre à l’opinion publique d’avoir une information fiable sur le nombre de journalistes congolais. Cette carte a été fixée sur un PVC rigide et plastifié. Le format, c’est le format de la carte de visite. L’impression est en recto verso en haute définition », a précisé Charles Dimandja.

Et surtout, une série de dispositifs anti-fraude :

«Les dispositifs de sécurité contenus dans cette carte : vous trouverez des dispositifs optiques, un filigrane intégré à la fabrication du PVC, un hologramme sécurisé personnalisé UNPC, imprimé à l’encre de sécurité anti-scan et anti-photocopie. Il y a aussi des petits motifs micro-imprimés et des dispositifs numériques. Vous avez le QR code associé à une base de données de l’UNPC. Vous avez le code-barres individuel identifié en numérique du requérant, le numéro de série unique de la carte ».

Avec cette présentation, la carte d’identité professionnelle devient, désormais, un outil incontournable dans l’exercice en RDC du journalisme en particulier, et des métiers de médias en général.

Nathan Mundele

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