L’euphorie de la veille, l’accueil délirant dont la porte-parole du Chef de l’Etat, Tina Salama, a eu droit à son arrivée dans la capitale du diamant (la ville de Mbuji-Mayi) a fait place au travail des neurones, à la réflexion à l’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM) où s’est tenue une grande conférence scientifique axée sur les thèmes de l’entrepreneuriat et l’autonomisation de la femme.
L’oratrice du jour et hôte de marque a, une fois de plus, été chaleureusement accueillie par la jeunesse estudiantine venue massivement l’écouter le 2 avril 2026. Cette activité coïncidait avec le 9ème anniversaire de l’ISAM.Avant tout, il est important de souligner que cette activité ne relève ni d’une démarche partisane, ni d’une opération politique au sens politicien du terme. Celle-ci s’inscrit plutôt dans les prérogatives dévolues à la porte-parole du Chef de l’Etat qui est appelée à faire connaitre, expliquer et contextualiser la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur les grandes questions de société. En l’espèce, l’entrepreneuriat pour la jeunesse et l’autonomisation de la femme et de la jeune fille apparaissent, aujourd’hui, comme des leviers majeurs de transformation nationale. Tout au long de son intervention dans une salle archicomble, Tina Salama a rappelé à l’assistance que l’entrepreneuriat ne doit plus être perçu comme une voie secondaire ou une simple activité économique, mais comme un véritable instrument de dignité, de création de richesse, de stabilité sociale et de transformation collective. Selon la bouche autorisée du Chef de l’Etat, entreprendre signifie non seulement créer de la valeur, mais aussi répondre à des besoins concrets, stimuler l’innovation locale, valoriser les compétences nationales et renforcer l’économie de proximité. Un message clair et percutant a, à cette occasion, été adressé à la jeunesse de la province du Kasaï-Oriental, à savoir : l’avenir du Congo ne se construira ni dans l’attentisme, ni dans la dépendance, mais dans l’initiative, la discipline, le travail, la compétence et le courage d’oser. Selon l’oratrice, chaque jeune congolais, chaque femme, chaque jeune fille, doit pouvoir accéder à l’opportunité de produire, de créer et de réussir, dans une République qui reconnait davantage la valeur de ses talents. L’heure n’est plus au discours mais aux choses concrètes. Parmi les mécanismes d’appui à l’entrepreneuriat évoqués au cours de cette conférence, figurent notamment le FOGEC, l’ANADEC, le FSPEEJ, l’ARSP, l’APROCM et l’ANAPI. Le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat du Congo (FOGEC) est en cours d’installation à Mbuji-Mayi, tandis que l’ANAPI dispose déjà d’une antenne dans ce chef-lieu du Kasaï-Oriental. Pour les habitants de cette partie du pays, particulièrement les porteurs de projets, il s’agit là d’un signal concret ouvrant la voie à des opportunités plus structurées d’accompagnement, de formalisation et de financement. Abordant l’autre thème du jour, Tina Salama a bien expliqué à la jeunesse estudiantine, en présence du corps académique, que l’autonomisation de la femme dépasse largement la seule question de revenu. Elle renvoie à l’accès à l’éducation, à la formation, aux compétences, à la confiance en soi, à la capacité de faire des choix, à l’initiative économique, à la participation citoyenne de même qu’à l’occupation des espaces de responsabilité. C’est Félix Tshisekedi le champion de la masculinité positive. Cette notion a aussi été abordée à Mbuji-Mayi par sa porte-parole. Elle a présenté la masculinité positive comme un facteur essentiel d’équilibre social, de respect de la femme, de responsabilité et de progrès collectif. Tina Salama a martelé que le développement ne peut être durable si les mentalités n’évoluent pas au même rythme que les réformes, et si la promotion de la femme ne s’accompagne pas d’un changement profond de posture dans l’environnement social et familial. La conférence de l’ISAM/Mbuji-Mayi aura donc marqué les esprits. Celle-ci aura eu le mérite de replacer au centre du débat public une conviction simple mais décisive : le relèvement du Congo ne peut être envisagé sans l’implication pleine et entière de sa jeunesse, sans l’élévation sociale et économique de ses femmes, encore moins sans la valorisation des initiatives locales. Ce message de Tina Salama revêt une portée particulière dans une province riche de sa vitalité humaine, de son énergie entrepreneuriale et de son aspiration légitime à une meilleure intégration dans la dynamique nationale. Le passage à Mbuji-Mayi vient de démontrer que la popularité colle Tina Salama à la peau. Ceci traduit à la fois l’attachement de la population à la personne du Président de la République et l’intérêt suscité par cette mission de proximité consistant à relayer la vision de Fatshi Béton. Le mois de la femme a été clôturée à Mbuji-Mayi de la plus belle manière. Elle a regagné Kinshasa tout sourire et marquée par cette belle expérience.
James Mpunga Yende avec le Bureau de la Porte-parole du Chef de l’Etat