Accueil Culture Du 10 au 14 janvier à la Halle de la Gombe : Le Salon des Bruits de Kinshasa ouvre ses portes pour lutter contre la nuisance 

Du 10 au 14 janvier à la Halle de la Gombe : Le Salon des Bruits de Kinshasa ouvre ses portes pour lutter contre la nuisance 

Par La Prospérité
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Du 10 au 14 janvier 2023, l’Institut français de Kinshasa (Halle de la Gombe) est sous-contrôle de la 5ème édition du Festival international des Sonorités de Kinshasa (FISOKIN), autrement dit le Salon des Bruits de Kinshasa. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 10 janvier 2023, à la Halle de Gombe, par son initiateur, MALAFI NIAMBA, jeune entrepreneur culturel congolais.

Cet échange avec les chevaliers de la plume et du micro marque déjà le coup d’envoi de ce festival qui est à la fois, artistique et scientifique.

Le Salon des Bruits de Kinshasa connaîtra la participation de plusieurs artistes musiciens, danseurs et aura également des projections cinématographiques, des débats autour des films, des vernissages de l’exposition sonore ainsi que des conférences hybrides avec différents thèmes sur la pollution sonore dans la ville de Kinshasa ainsi que dans d’autres grandes mégapoles en Afrique. «FISOKIN est un évènement culturel, scientifique et festif qui milite pour la dépollution de l’environnement sonore dans nos villes africaines. Conformément aux ODD (Objectifs de Développement Durable), cette rencontre a un impact rationnel dans la société congolaise dans la mesure où la RDC est placée comme un pays solution dans les questions liées au réchauffement climatique, environnementales, écologiques… Alors en tant que pays solution, nous devons protéger notre faune et flore par des mesures efficaces.  Nous ne pouvons pas protéger que la terre  mais aussi notre environnement sonore. Avec presque 20 millions d’habitants, Kinshasa est une mégapole qui raisonne dans la cacophonie totale. La Ville dégage une énergie des nuisances sonores très élevée, à travers les klaxons ou sons de voitures, motos, églises, bars… Nous voulons sensibiliser la population, à travers ce festival afin qu’elle soit informée sur les conséquences de la pollution sonore sur la santé humaine, la faune et la flore», a déclaré le promoteur du FISOKIN.

Au-delà de l’aspect scientifique, le festival prévoit une programmation culturelle en thématique avec des artistes qui vont prester à la clôture de l’évènement. Il y aura des expositions, vernissages, des concerts de musique. Donc, un évènement hybride à ne pas manquer. Je demanderai à la population kinoise de bien gérer les sons où que vous soyez. Mettre la musique à haut décibel détruit notre santé, notre environnement. Luttons ensemble contre la nuisance sonore», a indiqué Malafi Niamba.

Il faut noter que ce projet trouve son fondement d’une observation importante sur la population mondiale qui est, de plus en plus, exposée à des nuisances sonores au 21ème siècle.  Elle est aussi attirée par l’écoute prolongée de musique amplifiée à partir de Smartphone ou tablette et fréquente également des lieux musicaux où sont générés des niveaux sonores élevés (églises, bars, marchés, kermesses, terrasses, concerts, festivals). Elle n’associe pas de notion de danger à l’exposition aux musiques ou bruits mais elle est bien au contraire en recherche de plaisir. La variation de l’environnement sonore fait partie des changements majeurs que l’humanité inflige à l’environnement. Si le bruit affecte les humains, il est de plus en plus clair que cette forme de nuisance concerne aussi les autres formes de vie dont la flore et la faune.

C’est ainsi que l’artiste et entrepreneur culturel NiambaMalafi a mis en place ce concept appelé  le Salon des Bruits de Kinshasa pour contribuer à la dépollution sonore par des actions artistiques et encourager la préservation des sons moins signifiants à travers des formations, créations et prestations artistiques.

Ce festival affirme sa place comme le grand débat annuel centré sur l’étude de l’environnement sonore, traçant le lien entre la santé, le droit, l’urbanisme, le numérique et les différentes sonorités accompagnatrices de la vie quotidienne de la ville de Kinshasa et d’ailleurs, surtout qui semblent être moins signifiantes.

Au-delà des enjeux culturels, éducatifs et de santé publique (contribuer à la lutte contre la nuisance sonore), à travers ce projet, le collectif Malafi’arts production, par son progiciel : La Maison Culturelle des Mwindeurs cultive également le plaisir de l’écoute et donne la parole à la communauté en initiant le public à l’analyse des œuvres d’art contemporain.

Voilà pourquoi, dans son programme, il est prévu une  conférence sur l’impact de la pollution sonore des êtres humains, sur la faune et sur la flore : les enjeux sociaux, sanitaires et juridiques. Cette rencontre mettra autour d’une table les différents panels composés d’experts, décideurs et acteurs des organisations membres de la société civile qui viendront de plusieurs Etats du monde. Signalons que l’entrée au festival est libre.

Jordache Diala

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