Accueil » Leadership National Congolais de Progrès/En quoi consiste notre faiblesse intrinsèque, profonde et multidimensionnelle ?

Leadership National Congolais de Progrès/En quoi consiste notre faiblesse intrinsèque, profonde et multidimensionnelle ?

Par Chris Mutombo
0 commentaire

L’esclavage et ses stigmates disparaîtront quand le soleil de l’indépendance, de la souveraineté, de la liberté, de l’honneur, de la fierté et de la dignité se lèvera dans nos cerveaux et dans nos cœurs. Ce texte est un hymne à nos valeurs ancestrales, à notre paradis perdu

  1. L’aliénation mentale, l’esclavage ontologique, psychique, morale, religieuse et culturelle 

Les Grands Peuples qui ont réussi à construire les Grandes Civilisations reconnues et respectées dans le Monde entier et à se développer sont ceux qui considèrent leurs racines ancestrales comme fondations, ciment et source de la sève vitale de leur vie et de leur développement.

Au cours de ce développement, ils s’enrichissent des valeurs positives des autres peuples comme le savoir et la technologie.

Mais, ils ne permettent jamais que les valeurs positives issues des autres peuples et des autres civilisations remplacent leurs racines ancestrales. Ils préservent, par tous les moyens, leur indépendance, leur souveraineté, leur dignité, leur honneur, leur liberté et leur fierté. Ils participent à la vie internationale en restant eux-mêmes et se font respecter par tous.

C’est le cas de la Chine (le Bouddhisme), du Japon (Shintoïsme, de l’Inde (Indouisme), des peuples indo-européens (slaves), de l’Occident (le modèle gréco-latin) …

Les peuples noirs en général et les Congolais en particulier ont démontré, depuis leur rencontre avec les autres peuples (les Occidentaux) au 15ème siècle), qu’ils étaient prêts et murs pour l’esclavage et ils se sont condamnés à demeurer éternellement sous-développés, pauvres, dominés et exploités par les autres peuples.

C’est l’esclavage sans archives des peuples qui sont enfermés dans la Caverne de Platon, des peuples condamnés à effectuer le travail de Sisyphe.

Malgré trop de discours et de tapages, le constat est évident et amer : ils ont en réalité, par leur propre volonté et par la volonté des étrangers, renoncé à leur indépendance, à leur souveraineté, leur dignité, à leur honneur et à leur fierté ; ils ont bien volontiers accepté d’être coupés de leurs racines ancestrales, de leur génie spécifique propre, de leurs valeurs traditionnelles (ontologiques, morales, sociales, religieuses, politiques et épistémologiques) ; ils ont accepté d’être vidé de leur ADN génétique propre ; ils ont accepté que les chaînes et les fers ainsi que les logiciels étrangers lient et formatent leurs cerveaux ; et ils se bercent de l’illusion de se développer en se greffant sur les valeurs ancestrales d’un autre peuple, non comme un enrichissement à leurs valeurs ancestrales mais comme substitution à leur racines ancestrales et fondations de sa vie.

Nous sommes, malgré les apparences :

  • De troncs d’arbre coupés de racines et qui sont condamnés à se dessécher ; à dégénérer, à pourrir, à brûler sous une forte chaleur solaire ; à être facilement soumis à la loi d’un voisin habité par une idéologie expansionniste, dominatrice, hégémoniste et prédatrice ;
  • Des « hommes ambigus » de Cheikh Hamidou Kane ;
  • Des « êtres entre les eaux » de Valentin Ives Mudimbe ;
  • « Le Vieux nègre et la médaille » de Ferdinand Oyono ;
  • Des « êtres flottant en l’air, sans fondation ni repère originels, intrinsèquement faibles et sujets à la merci de n’importe quel carnassier, de n’importe quel dominateur et de n’importe quel prédateur »….

Combien de Dirigeants de l’Afrique noire ont demandé aux Responsables académiques des facultés de Lettres et Philosophie, de Théologie, des Sciences sociales, de Philologie et Linguistique… de mettre en place une Commission d’Experts chargés de rassembler toutes les œuvres (thèses et travaux de licence) entassées dans les Bibliothèques de leurs Facultés respectives et des Facultés des Universités étrangères, œuvres produites par les Congolais et par les Etrangers, portant sur nos racines ancestrales (les valeurs politiques, sociales, ontologiques, épistémologiques, religieuses, linguistiques, morales…) ; d’en retirer le meilleur et de le présenter au Gouvernement afin que ce dernier le défende devant le Parlement comme Projets de loi et que ces valeurs soient légalement et officiellement actualisées dans la vision, le projet de société et les programmes du pouvoir et dans notre vie et enseignées aux jeunes à l’Ecole.

Combien d’entre nous sont encore connectés à nos racines ancestrales ; ont une connaissance nécessaire et suffisante de ces racines ; ont construit leur vie sur base de ces racines comme fondations, piliers, source de la consistance de notre substance, de notre morale, de notre spiritualité, de notre vie sociale, de la représentation de soi d’un peuple comme sujet agissant ?  Et combien d’entre nous transmettent ces valeurs aux enfants ?

Combien d’entre nous savent :

  • Que les Africains ont précédé les autres peuples sur la voie du progrès et leur ont montré le chemin à suivre ;
  • Qu’ils n’ont pas attendu Montesquieu pour connaître la démocratie ou la pratiquer ; et que l’organisation politique en Afrique précoloniale, pour les sociétés des peuples habitant la Savane irriguée par les cours d’eau, présentait des systèmes politiques centralisés et des systèmes politiques décentralisés et que dans tous ces deux types de systèmes politiques, le modèle d’organisation politique était une social-démocratie, une société égalitaire dans laquelle personne ne mourait de faim ; et que ce modèle de l’organisation politique et sociale de la société avait atteint son point culminant et son apogée en Egypte pharaonique ; 
  • Que dans ces sociétés, la personne humaine était une évidence première et irrécusable. Sa subjectivité était inaliénable et toujours maintenue en éveil. L’individu pouvait toujours, se poser et s’imposer comme une conscience de soi, centre de conception et de décision, conscience critique, sujet libre et responsable, s’affirmer dans la liberté du discours, dans la discussion par la confrontation des opinions diverses. Ces sociétés se sont efforcées de promouvoir l’initiative individuelle, l’indépendance d’esprit et de comportement et de donner à l’individu beaucoup de latitude ; et qu’une telle conception de la personne humaine était compatible avec l’exercice de la démocratie, de ses exigences et de ses implications ;
  • Que chaque société génère son propre Etat dont les caractéristiques les plus intimes ne peuvent être transposées ailleurs, de sorte qu’il n’existe pas un Etat prototype universel, mais des Etats dont les traits reflètent l’histoire, la géographie, et tout ce qui contribue à identifier la culture propre à ces peuples. Chaque Etat présente une personnalité spécifique faite des particularités non transposables. Il en va de l’Etat comme de tout être humain irréductible génétiquement et rebelle selon les règles biologiques à tout clonage ;
  • Que ce sont nos racines ancestrales qui nous confèrent notre identité culturelle et nous imprègnent de l’esprit d’une organisation ancestrale en tant qu’une communauté politique, et d’une unité politique enracinée dans un ensemble culturel ;
  • Que nos valeurs ancestrales sont un sémaphone : la description de ses pièces et de ses mouvements n’apporte pas grand’ chose quand on ignore la signification des signaux transmis. Elles voilent l’arrière-fond et l’ordonnancement d’une communauté liée à un imaginaire historique partagé ;
  • Chaque peuple possède une identité génétique particulière, un code A.D.N. spécifique ;
  • Que l’organisation de chaque peuple dévoile la centralité souterraine d’un Etat, de là découle son articulation en forme et en régime. En effet, s’il y a un trait commun à toutes les sociétés, c’est bien que chacun construit son propre univers mental, pensé et impensé, qui traduit sa vision du monde, du vivre ensemble ;  

L’ignorance et le rejet de nos racines ancestrales ainsi que notre détachement de ces racines constituent notre première faiblesse intrinsèque et multidimensionnelle.

A suivre…

12 08 2022.

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM +32 – 493 – 325 – 104

You may also like

Laissez un commentaire

*

code

Quotidien d'Actions pour la Démocratie et le Développement

Editeur - Directeur Général

 +243818135157

 +243999915179

ngoyimarcel@ymail.com

@2022 – All Right Reserved. La Prospérité | Site developpé par wetuKONNECT