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Les instruments de financement non-bancaire

Par Chris Mutombo
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Microfinance comme mode de financement non-bancaire

(Par Edouard Nsimba,  Expert International en Modélisation Mathématique, Analyse des Politiques Publiques, Gestion et Prévisions des Risques de Changement Climatique)

Depuis plus d’une décennie, la microfinance est devenue le fer de lance de la lutte contre la pauvreté. Les études sur ses effets ont mis en exergue son impact positif sur les revenus, l’emploi, la productivité, la capacité d’organisation et la formation des pauvres.

En effet, en Inde, le développement d’agences bancaires dans les zones rurales a aidé à réduire la pauvreté en augmentant le revenu de $1 à $2,72. Le micro crédit, principal outil de la microfinance, a fait son apparition dans les années 70 au Bangladesh avec la création de la Grameen Bank (institution qui faisait des petits prêts à des femmes pauvres) par Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006.

Cette méthode sera ensuite exportée en Guinée et au Burkina Faso, puis transportée en Europe. Ce nouveau modèle économique, qui, propose aux personnes situées en « bas de la pyramide sociale » de créer leur propre emploi, est un outil puissant de lutte contre la pauvreté.

Le terme microfinance est utilisé ici dans un sens très large et couvre toute une variété d’institutions qui assurent des services financiers généralement liés à des prêts, ainsi qu’à des dépôts, de très faible valeur.

Les services offerts par ces institutions peuvent comprendre : le crédit aux microentreprises, le crédit agricole, le crédit pour le logement, le crédit pour l’éducation et les achats de biens de consommation, les assurances, les caisses d’épargne et les opérations relatives à la formation et d’autres opérations financières.

Différentes institutions proposent des outils de microfinance : les Coopératives d’Epargne et de Crédit (CEC), les Organisations Non Gouvernementales (ONG), les fondations, les associations à but non lucratives et les banques commerciales.

Quelles que soient les formes de ces diverses initiatives, l’objectif du développement de la microfinance a toujours été de réduire la pauvreté en offrant plus de liberté financière aux pauvres.

La performance financière des Institutions de Microfinance (IMFs) dépend de l’aptitude de ces dernières à contrôler les marges, à favoriser une certaine efficience administrative, à garantir un niveau adéquat de productivité du personnel et du réseau, à maintenir la bonne qualité du portefeuille.

Elle est mesurée par les coefficients d’autosuffisance opérationnelle et financière, le rendement de l’actif et par le rendement des fonds propres. La structure financière est déterminée par le poids des différents types de capitaux dans l’ensemble des ressources totales du secteur.

Au niveau primaire, elle est la répartition des capitaux entre les dettes et les fonds propres et au niveau secondaire, elle représente la répartition des dettes totales entre les ressources-clientèle (les dépôts) et les emprunts institutionnels (structure de l’endettement global). Ainsi, le ratio de capitalisation, le coefficient de levier financier, le rapport dépôt/portefeuille bruit, rapport dépôt/total actif et ratio du portefeuille à risque forment l’ensemble des indicateurs qui permettent d’analyser/mesurer la structure financière.

Ratio de capitalisation

Le ratio de capitalisation ou ration des fonds propres cherche notamment à mesurer le montant des actifs qui sont financés par les actionnaires. Il est, dans sa version la plus simple, exprimé par le rapport entre les fonds propres et le total des actifs.

Un ratio de capitalisation de 20%, généralement acceptable, signifie que pour 4 dollars de dettes financés par des créditeurs, 1dollar de capitaux propres sont financés par des actionnaires de l’entreprise.

Plus ce ratio est faible, moins l’entreprise est financée par les actionnaires, plus elle s’appuie sur des financements externes tels que la dette, et plus elle met en péril son activité en cas d’incapacité à faire face à ses remboursements.

Coefficient de levier financier

Le coefficient de levier mesure le montant des actifs qui sont financés par des dettes. On l’obtient facilement en divisant les dettes totales par le total des actifs. Si ce coefficient est supérieur à 5, on considère que l’ensemble des IMFs est trop endettée par rapport à leur capacité de générer de la richesse.

Plus le coefficient est faible, moins l’ensemble des institutions sont financées par des dettes, plus elles s’appuient sur des financements des actionnaires.

Rapport dépôt/portefeuille brut et Rapport dépôt/total ressources

Le rapport dépôt/ portefeuille brut mesure le pourcentage du portefeuille financé par les dépôts et le rapport dépôt/total actif mesure le pourcentage des ressources totales venant des déposants.

Plus ces indicateurs sont élevés, plus le volume des dépôts de l’ensemble des institutions est important.

Ratio du portefeuille à risque du secteur

Ratio le plus couramment utilisé en matière de qualité du portefeuille. Le portefeuille à risque est constitué du solde restant dû de tous les prêts dont un remboursement du principal au moins est en situation d’impayé depuis un certain nombre de jours.

Le Portefeuille à Risque (PAR) se calcule en divisant l’encours de tous les crédits présentant des arriérés de paiement excédant 30 jours, plus l’encours des crédits renégociés4 (ou restructurés), par l’encours total du portefeuille brut de crédits.

Il montre la partie du portefeuille de crédit « contaminée » par les impayés (retards de paiement ou non-paiement) et présentant donc un risque de ne pas être remboursé. Plus la durée du retard de paiement est grande, moins le prêt a de chance d’être remboursé. Le PAR ne devrait pas être supérieur à 10%.

Rendement de l’Actif (ROA) et Rendement des fonds propres (ROE)

Le rendement de l’actif et celui des fonds propres mesurent la rentabilité de l’ensemble des institutions du secteur.

Le ROA se calcule en divisant le résultat net (après impôt et exclu de tout don) par les actifs moyens de la période et le ROE en divisant le résultat net (après impôt et exclu de tout don) par les fonds propres moyens de la période.

L’autosuffisance opérationnelle

Cet indicateur évalue dans quelle mesure les IMFs couvrent leurs coûts avec les produits d’exploitations. Pour le calcul de ce ratio, on divise les produits d’exploitation par la somme des charges financières, dotations aux provisions pour créances douteuses et les charges d’exploitation. Les coefficients d’autosuffisance doivent être supérieurs à 1 pour être admissibles.

LE MARCHE DES DERIVES SUR EVENEMENT DES CREDITS OU CREDIT DEFAULT SWAP (CDS) COMME MODE DE FINANCEMENT NON-BANCAIRE

Les CDS et les agences de notation

Il y a plusieurs agences de notation en Asie et Occident. Les plus connues sont :  

Standard &Poor’s (S&P),

Moody’s

Fitch Rating Ltd

Et ces trois agences –qui sont toutes américaines- contrôlent 80% du marché mondial. Elles se chargent d’évaluer le risque de solvabilité des emprunteurs. Chaque agence à sa propre méthodologie et système de notation.

En recoupant le système de notation de trois agences on peut établir une synthèse d’échelle de notation.

La plus haute note est AAA (meilleure qualité de crédit, risque le plus faible pour l’investisseur, forte capacité de l’emprunteur à faire face à ses obligations sur le très long terme). La note médiocre est D (situation de faillite de l’emprunteur, risque trop élever de défaut de paiement).

Les clients de ses agences sont généralement les entreprises multinationales, les entreprises publiques et privées, les banques et les collectivités locales en quête des fonds. Quand une entreprise recherche un financement, que ça soit par financement bancaire ou par émission d’obligations sur le marché, elle « commande » un bulletin d’évaluation auprès d’une agence de notation.

Plus la note est élevée, plus elle attirera des investisseurs potentiels à des taux d’intérêt avantageux. Par contre, si la note est médiocre, l’entreprise aura d’énormes difficultés de mobiliser des fonds et les taux d’intérêts seront prohibitifs.

On comprend facilement l’énorme influence qu’ont les agences de notation. Au fil des années, les marchés financiers font confiance à ces agences de notation et suivent presque religieusement les notes qu’elles dispensent.

Le succès indéniable et l’envol des agences de notation est beaucoup plus le résultat de déréglementation et libéralisation du secteur financier en général et du secteur bancaire en particulier. 

Face à la « désintermédiation » grandissante qui caractérise depuis plus de deux décennies les marchés de capitaux (recherche de financement par canal direct et affaiblissement du rôle des banques en tant qu’intermédiaires), rares sont aujourd’hui les emprunteurs qui ne sollicitent pas une notation auprès d’une ou de plusieurs agences de notation. 

Cependant, des voix s’élèvent pour dénoncer les relations ubuesques à la limite de l’inceste qu’entretiennent les agences de notation avec leurs clients. En effet, quand les agences de notation monnayent leur bulletin des notes, ne se mettent-elles pas en posture de conflit d’intérêt ?

Les Etats et gouvernements ne sont pas des clients des agences de notation. Ces agences –par leur propre initiative- évaluent différents pays en se basant sur les fondamentaux et équilibres macro-financiers des comptes nationaux.

Standard&Poor’s , par exemple, étudie plus d’une centaine des pays. Ses macroéconomistes et modélisateurs (économètres constructeurs ou utilisateurs des modèles mathématiques) passent en peigne fin  la performance et perspective de croissance du secteur réel (PIB, prix et chômage), budget et tableau des opérations financières de l’Etat ( analyse des soldes budgétaires, dette publique souveraine et recettes fiscales), situation monétaire (analyse de l’évolution des bilans consolidés des banques commerciales et de la banque centrale) et de la balance des paiements (analyse de la performance des exportations, du stock de la dette extérieure et des mouvements des capitaux).

Problème. Les agences de notation ne demandent aucune rétribution aux Etats qu’elles notent. La question qui vient à l’esprit est la suivante : pourquoi les trois agences de notation dépensent tant des ressources pour faire des études –qui reconnaissons-le- sont des documents de référence pour des Etats souverains qui n’en sont ni demandeurs, ni commanditaires ? Mystère.

Comme le marché obligataire est souvent moins liquide, la plupart des transactions ont lieu dans le marché des Dérivés sur Evénement des Crédits ou Crédit Default Swap (CDS).

Si le marché des CDS juge que les obligations d’un pays sont très risquées eu égard au probable défaut de paiement, le pays en quête des fonds de financement pourra toujours emprunter mais à des taux d’intérêts et couverture d’assurances élevés.

Le marché obligataire est étroitement lié au marché des CDS qui influence les prix des titres et détient aussi beaucoup de liquidité, Quand la dette publique ou souveraine est faible, le volume des CDS est nettement moins significatif que le marché obligataire. Quand, la dette publique augmente et atteint un seuil critique, les positions qui parient sur la faillite de l’Etat déficitaire croissent et le volume du marché des CDS dépasse celui du marché obligataire. 

Pour rappel, les CDS sont des produits financiers relativement récents du capitalisme financier (inventé en 1995). L’essor des CDS a été phénoménal  grâce à la dérégulation et dérèglementation. Le marché des CDS est passé de 6,396 milliards de dollars à fin 2004 à 57,894 milliards en fin 2007 pour baisser -à cause de la crise mondiale 2008 – 2009 à 36,000 milliards de dollars au deuxième semestre 2009, selon les données de la Banque des Règlements Internationaux (BRI). Il est estimé à 62 milliards de dollar fin 2021.

Le marché des CDS est très liquide. Beaucoup trop. Ce marché est devenu le terrain de chasse privilégié des spéculateurs qui font des paries sur défaut de paiement ou faillite des Etats (dette publique), la chute des actions des entreprises ou des banques. Ces spéculateurs ont joué un rôle clef dans les banqueroutes de Lehman Brothers, Bear Stearns et American International Group (AIG).

Les spéculateurs peuvent librement accéder au marché des CDS puisque ce marché n’est pas du tout contrôlé par les pouvoirs publics. Or pour qui travaillent ces spéculateurs ? Pour les différentes institutions financières (banques, fonds de placement, compagnies d’assurance, fonds de pension, société de courtage, etc).

Il se trouve que ces institutions financières sont des clientes des agences de notation et reçoivent –moyennant paiements- des rapports et analyses sur les pays, entreprises et collectivités locales que préparent lesdites agences ((Standard&Poor’s (S&P), Moody’s et Fitch Rating Ltd)).

Les pays africains commencent à recourir aux services des agences de notation. La raison est simple. Les pays africains -pour financer leurs programmes de développement, empruntent auprès des pays amis (dette extérieure bilatérale) et auprès des institutions multilatérales (dette extérieure multilatérale).

Les banques commerciales refusent de prêter aux pays africains. Face à la « désintermédiation » grandissante qui caractérise depuis plus de trois décennies, les marchés des capitaux (recherche de financement par canal direct et affaiblissement du rôle des banques en tant qu’intermédiaires), les pays africains peuvent emprunter directement auprès des marchés financiers sans passer par les banques commerciales. Cependant, ils doivent être « crédibles » et « fiables ». D’où leur engouement pour les agences de notation.

Standard & Poors (S&P) gère 100 pays dont 18 pays africains. Comme en Occident et en Asie, l’Afrique a aussi ses bons et mauvais élevés. Les chouchous africains de S&P sont le Botwana, l’Afrique du Sud, la Tunisie, la Libye et le Maroc. Le Gabon, Cameroun, Sénégal, Burkina Faso et l’Egypte figurent parmi les moins notés.

LA BOURSE COMME MODE DE FINANCEMENT NON-BANCAIRE

Selon le Crédit professionnel (www.creditprofessionnel.com), « un marché boursier est un marché sur lequel les investisseurs, qu‘ils soient particuliers ou professionnels, propriétaires d’un ou plusieurs comptes en bourse, peuvent acheter ou vendre différentes valeurs mobilières. Il existe différents types de marchés boursiers, chacun d’entre eux représente un secteur particulier ».

Le terme « Bourse » signifie « bourse des valeurs », c’est-à-dire le marché sur lequel s’organise la rencontre entre l’offre et la demande de capitaux. La Bourse est donc un marché financier, un lieu où l’on échange des titres de sociétés.

La Bourse joue le double rôle d’être à la fois un lieu de financement pour les entreprises, les états ou les collectivités (émission d’actions ou d’obligations) mais également un lieu de placement (investisseurs).

La Bourse de New York, ou NYSE (New York Stock Exchange), ou Bourse de Wall Street, est considérée comme la plus grande place boursière mondiale. Elle a connu quelques événements dramatiques, dont le krach de 1929.

Il y a actuellement 20 marchés boursiers en Afrique : Afrique du Sud, (trois marchés boursiers), Côte d’Ivoire, Egypte, Ghana, Kenya, Malawi, Mauritius, Maroc, Mozambique, Namibia, Nigeria, Swaziland, Tanzanie, Tunisie, Uganda, Zambie et Zimbabwe.

Le marché boursier peut être scindé en deux sous-marchés.

Le marché primaire

Sur le marché primaire sont émis les titres en contrepartie des capitaux. En principe, ce dernier est réservé aux entreprises de grande taille qui ont des volumes cotés importants.

  • Si les titres émis (pour la première fois) sont des actions, on parle d’introduction en bourse ou d’augmentation de capital.
  • S’il s’agit d’obligations, on parle tout simplement d’émission.

Il faut remarquer que le prix d’émission des titres est défini selon la demande.  

Le marché secondaire

Destiné à l’achat et la revente des titres, le marché secondaire est alors plus actif étant donné que toutes les négociations s’effectuent au comptant, et la note d’information visée par l’AMF (Autorité des marchés financiers) n’est pas exigée.

Par ailleurs, le prix des actions et obligations peuvent varier selon leur prix d’émission. Pour une obligation, si le prix baisse, le taux de rendement est élevé pour l’acheteur, et inversement. L’investisseur, quant à lui, ne trouvera pas de différence qu’il achète son obligation sur le marché primaire ou secondaire.

MARCHES BOURSIERS ET CYCLES ECONOMIQUES

Les cycles boursiers sont étroitement liés aux cycles économiques, eux-mêmes influencés par la politique monétaire qui déplace constamment le curseur des taux afin d’obtenir une croissance durable. On est en présence d’un trio bourse – économie- taux qui agit et inter réagit de façon cyclique (https://www.zonebourse.com).

La notion de cycle est l’un des points sur lesquels de nombreux économistes et financiers se sont penché. Constatant une certaine régularité dans ces fluctuations, ils ont bâti la « théorie des cycles » afin d’envisager une prévision des crises et des reprises de l’économie. 

Description : bourse eco taux

Source : Mtrasys

Période de récession

Pour conjurer l’inflation, les taux ont été relevés. Ce qui se traduit par une hausse de la devise, une moindre compétitivité sur les marchés d’exportation et une baisse des dépenses et de la consommation. L’économie est maintenant sur une pente descendante.

Phase de reprise économique

La baisse des taux d’intérêt visant à relancer l’activité sonne le glas de la baisse du marché. C’est la phase où l’on commence à corriger les excès de la phase précédente.

Au fur et à mesure que les taux d’intérêt baissent, les emprunts et les dépenses des entreprises et des ménages commencent à augmenter. La baisse des taux d’intérêt va aussi engendrer une baisse dans la valeur de la monnaie du pays et une hausse des exportations. La baisse des prix et le faible coût de l’emprunt entraînent un accroissement de la demande. L’économie entre en phase de reprise.

Phase d’expansion

Le début de la remontée des taux d’intérêt fait plafonner les actions. L’économie est sur une phase ascendante, mais les marchés jouent un rôle d’anticipation. C’est ce que l’on appelle le « haut de cycle ». Les actions ont déjà fortement monté et les investisseurs se montrent désormais très sélectifs. Ils sanctionnent durement les mauvaises nouvelles et privilégient les valeurs à très bonne visibilité. 

Phase de surchauffe 

La confiance des consommateurs est au plus haut, des pressions inflationnistes émergent et incitent les banques à centrales à se montrer moins accommodantes.

La remontée des taux d’intérêt courts sonne la fin de la période haussière et le début de la baisse du marché action.

Pour conclure, la croissance économique tend à être cyclique, alternant des périodes de ralentissement et des périodes d’expansion. Dans les faits, les choses ne sont pas aussi simples car ces cycles ne sont pas identiques pas plus que la durée et l’intensité des différentes étapes. Dans un monde idéal, la croissance serait soutenue et sans inflation. Dans la réalité, les gouvernements contrôlent le niveau d’activité économique et au besoin agissent sur la politique monétaire pour maintenir autant que possible une croissance soutenue. 

Il existe un décalage temporel entre le cycle économique et le cycle boursier. La Bourse est le royaume des anticipations : les investisseurs cherchent à identifier la phase du cycle dans laquelle le marché évolue dans le but de pouvoir ANTICIPER les retournements de cycles. C’est pourquoi les cours de bourse se redresseront ou chuteront avant même qu’un cycle de reprise ou de baisse économique ne soit perceptible.

Pour mener à bien ce rôle précurseur, les investisseurs examinent à la loupe certains indicateurs économiques dans le but d’y déceler des signes de tension ou de déséquilibres potentiels

Comment Appelle-t-on la phase de reprise dans un cycle économique ?

Lors des périodes de croissance (d’expansion ou de reprise), l’investissement et la consommation augmentent (l’augmentation de l’investissement et plus que proportionnelle que celle de la demande) ; l’inverse se produit lors des phases de rechute ou de dépression.

GLOSSAIRES ET DEFINITIONS

Définition de financement non-bancaire

Le financement non bancaire inclut l’ensemble des possibilités de générer du prêt ou de l’aide sans passer par le système bancaire

Les agents qui ont un besoin de financement vendent des titres financiers (actions, obligations, titres de créances négociables), de la monnaie ou des produits dérivés, aux agents qui ont des moyens de financement, en contrepartie des liquidités qu’ils reçoivent.

Le Financement de marché (cette section s’inspire de AGICAP, spécialisé en ingénierie financière).

Le financement désintermédié désigne celui qu’une entreprise se procure sans recourir au service d’un intermédiaire (banques, etc.) en levant elle-même des capitaux, par exemple sur le marché financier.

Le financement désintermédié représente toutes les formes de financement non formulées par les banques. Pour bien comprendre, revenons aux origines. Pendant de nombreuses années, lorsqu’une entreprise souhaitait obtenir des solutions de financement, elle faisait appel au crédit bancaire. Depuis la crise financière de 2008, la situation a évolué progressivement pour laisser place à une autre alternative : la désintermédiation financière. Avec ce procédé, les entreprises se passent de l’intermédiaire représenté par la banque pour lever directement des capitaux sur les marchés. 

L’octroi de crédit bancaire aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Startup étant soumis à des conditions strictes, une nouvelle fenêtre d’opportunité a fini par voir le jour et favoriser l’émergence du crédit direct non bancaire. Le financement désintermédié aide non seulement les petites et moyennes entreprises, mais il propose également des solutions d’investissement attractives dans un contexte actuel marqué par des taux très bas.

Du côté des (PME) et startups, un nouveau mode de financement désintermédié a le vent en poupe, il s’agit du crowdfunding. En présence de financement participatif, les entreprises, ne s’adressent plus aux marchés financiers, mais à des particuliers.

Les instruments de financement dit désintermédiés reposent sur des techniques de levées de fonds par le recours au marché des capitaux ou l’intervention d’investisseurs directs.

Ce processus de financement direct par le marché des capitaux ou les agents du marché constitue un changement de paradigme du financement bancaire par la dette au financement non bancaire par le capital.

Financement désintermédié et investissement

Le financement externe direct est un levier important de l’entreprise en termes d’investissement. En effet, ces ressources lui permettent de réaliser des projets, de minimiser le coût de financement, tout en assurant l’autonomie et la stabilité financièrede la société.

Les types de financements désintermédiés

Le financement désintermédié est un environnement en constante évolution au travers d’un panel d’outils dont le nombre a explosé.

Émission d’obligations

Il s’agit de la principale forme de financement désintermédié. L’entreprise émet des titres de créances achetés par les investisseurs sur le marché dit primaire, c’est à dire un marché où les titres sont nouvellement créés, ils sont ensuite négociés sur le marché appelé secondaire, soit un marché ou s’échangent des titres d’occasion. Ce dernier est un des organes principaux de l’économie moderne, il assure la liquidité des titres en circulation, et permet également de trouver les prix de marché.

Vente de titres de propriétés

L’entreprise peut également opter pour le développement de son capital par le biais de la vente de titres de propriétés. Ce format d’opération demeure très courant.

Placements privés

Connus sous l’acronyme Euro PP, cette opération de financement s’établit entre une entreprise, cotée en bourse ou pas, et un nombre restreint d’investisseurs. Ils sont essentiellement destinés aux ETI : entreprises de taille intermédiaire.

Financement participatif

Plus connu sous le terme de crowdfunding, il s’agit d’un échange de fonds entre acteurs en dehors des circuits financiers institutionnels. Il s’apparente comme une alternative privilégiée des TPE et startups, puisqu’il propose de s’affranchir du financement bancaire.

Situation générale dans beaucoup des pays africains

-Financement bancaire disponible mais limité

-Financement par les Fonds sectoriels

-Bourse des valeurs embryonnaire

-Financement par le marché très limité relativement à la taille du marché domestique.

-La capacité des acteurs est insuffisante par rapport aux besoins de financement des projets :

-Pas de banque d’affaires 

-Pas de banque d’investissement

-Pas de banque de développement généraliste ou sectorielle 

Définition du marché monétaire

Le marché monétaire est un marché où les banques commerciales empruntent pour se financer à court terme. Lorsqu’une banque n’a pas assez de liquidités (monnaie immédiatement disponible) pour émettre des crédits, elle emprunte au marché monétaire.

Définition du marché financier  

Un marché financier est un lieu, physique ou virtuel, où les acteurs du marché (acheteurs, vendeurs) se rencontrent pour négocier des produits financiers. Il permet de financer l’économie, tout en permettant aux investisseurs de placer leur épargne.

Le marché financier est constitué des actions ;

1. des taux d’intérêt qui dérivent du marché obligataire et marché monétaire) ;

2. Marché des changes (« forex »), où s’échangent des devises ;

3. La bourse de commerce, où s’échangent matières premières, et produits de base

Le marché financier se distingue du marché monétaire dans la mesure où l’argent n’y est pas placé à court, mais à moyen et à long terme, par exemple à travers les actions et les obligations.

Structure du marché financier

Le marché primaire comporte des agents qui ont besoin de financement et émettent des titres

Le marché secondaire est celui où se négocient les titres déjà émis

Le marché secondaire est le complément indispensable du marché primaire car il permet aux apporteurs de capitaux de revendre les titres achetés antérieurement et assure ainsi leur liquidité composante fondamentale de leur valeur.  

Titrisation

La titrisation est une technique financière qui vise à transférer à des investisseurs des actifs financiers en les transformant en titres financiers émis sur le marché des capitaux, 

Les titres

Les titres se composent principalement d’actions et d’obligations et confèrent des droits de propriété ou de créance selon les cas acquis par leurs détenteurs sur l’organisme émetteur privé ou public.

La valeur de ces titres est directement proportionnelle à la valeur, à la pérennité et au rendement des actifs sur la base desquels ils ont été émis ainsi qu’à la solvabilité relative de leur émetteur public ou privé.

Définition marché des Dérivés sur Evénement des Crédits ou Crédit Default Swap (CDS)

Talan Finance suggère la définition suivante :

« Un dérivé de crédit est un produit dérivé dont le sous-jacent est un actif de type crédit, c’est-à-dire une créance ou un titre représentatif d’une créance (obligation). Le but du dérivé de crédit est de transférer les risques (et tout ou partie des revenus !) relatifs au crédit, sans transférer l’actif lui-même.

Un dérivé de crédit permet à un « originateur » ou acheteur de protection de transférer le risque lié à un actif de type crédit (dont il est ou non le détenteur) à une ou plusieurs contreparties, les vendeurs de protection. »

Utilisation

L’utilisation des dérivés de crédit permet aux banques de diversifier leurs portefeuilles de crédit sans toutefois sortir de leur créneau de clientèle habituel. Ainsi deux banques, l’une spécialisée dans le crédit au secteur agricole, l’autre dans le crédit à l’industrie, peuvent acheter chacune une part des revenus liés au portefeuille de l’autre. Chacune diversifie ainsi les risques encourus, en bénéficiant de plus de l’expertise de sa contrepartie dans son domaine de compétences.

Plus généralement les dérivés de crédit permettent de se couvrir contre le risque de défaut des contreparties. Il existait jusqu’à présent des méthodes de contrôle et de gestion du risque de contrepartie. Les dérivés de crédit offrent l’opportunité de réduire réellement le risque.

Les dérivés de crédit ne sont pas utilisés que par les prêteurs. Les emprunteurs (émetteurs d’obligations par exemple) sont également amenés à s’en servir pour se couvrir contre d’éventuelles fluctuations des conditions de marché qui pourraient amener une dégradation de leurs conditions de financement.

Crédit  swaps

Les swaps de crédit consistent à s’échanger les revenus issus de deux créances ou portefeuilles de créances. Ce type de contrat de gré à gré est souvent mis en place grâce à un intermédiaire qui perçoit une commission pour l’opération. Par rapport aux opérations de titrisation est ce type de contrat à l’avantage que les crédits restent enregistrés dans les livres de la banque : la confidentialité est respectée.

Il existe des contrats plus standardisés qui consistent à échanger, par exemple, les revenus générés par des obligations contre les revenus générés par un titre d’Etat. La variation de la différence entre ces deux rendements mesure précisément l’évolution de la qualité de l’émetteur des obligations.

Total return swap : ce type de contrat consiste à échanger la totalité des revenus générés par un portefeuille de crédits contre un revenu fixe prédéterminé, indexé par exemple sur un taux de référence du marché.

Les instruments financiers

Les instruments financiers non bancaires sont très nombreux et en évolution constante car les acteurs du marché dit de « haut de bilan » font preuve d’une créativité qui n’a pas de limites…

Instruments et produits types

Les produits “composites”

-Analyse du risque sous traitée et certifiée par organisme dédiés de réputation internationale avec émission de certificats.

-Emissions d’obligations garanties par une police d’assurance portant sur le rendement et le capital.

-Marché secondaire à double liquidité : titres et garanties adossées.

Notes « cotées »

-Emission de notes cotées segmentées en tranches avec différents rangs de priorité de rendement.

-Maintien permanent d’une ligne de liquidité permanente adossée à une garantie bancaire rémunérée avec sorties décotée.

-Police d’assurance spécifique pour les tranches “senior” assortie d’une notation triple AAA certifiée aux standards d’une grande agence de notation (Moody’s, Fitch, S&P)

Les Fonds

  • Les fonds de Capital Risques
  • Les fonds Sectoriels
  • Les fonds de Pension
  • Les fonds Syndiqués
  • Les fonds de Développement
  • Les fonds Dédiés
  • Les fonds Souverains
  • Les fonds Commun de Placement
  • Les fonds d’Infrastructure
  • Les fonds Mezzanine

Etc.

Les Fonds Dédiés

Il s’agit de fonds d’investissements qui lèvent des capitaux sur le marché financier (minimum 7 ans) sur la base d’un collatéral spécifique tangible constituée par des ressources naturelles d’un pays (pétrole, ressources minières et autres ressources…) ou un « panier de valeurs » locales (immobilière ou culturelle, Etc.)

Ces fonds sont généralement collectés par des états souverains et font l’objet d’une ingénierie financière sophistiquée.

Leur gestion est obligatoirement sous traitée à des gestionnaires de fonds de renommée mondiale disposant d’une expérience au-dessus de tout soupçon. (Carlyle, Blackstone, etc.)

Les Fonds Mezzanine

Emission de dettes non garanties subordonnées à des dettes bancaires et souvent convertibles en actions ordinaires c’est à dire votantes.

Fonds spécialisés dits « Fonds Mezzanines ».

Syndications de dettes bancaires spécifiques à un projet d’infrastructure d’envergure situé dans un pays solvable.

Garanties hypothécaires de seconds rang ou financières dédiées quasi-liquides (Tendance)

Les Partenariats Public Privé (PPP)

Les Partenariats Public Privé relèvent d’une ingénierie financière relativement simple qui offre de nombreux avantages pour le financement des projets à moyen et long terme.

Les partenariats avec des partenaires privés internationaux sont les plus adaptés pour la mise en œuvre de programme de financement de projets d’infrastructure

Ingénierie juridique et financière très spécifique à chaque pays

Les BOT

Build Operate and Transfer (BOT)

Système d’intervention directe sur le marché des opérateurs concepteurs, financeurs, constructeurs et exploitants des infrastructures (Portuaires, aéroportuaires, énergétiques, routières, grands travaux, réseaux de communication, assainissement, etc.)

Ingénierie dominée et reconnue basée sur l’attribution de concession d’exploitation à long terme.

Les Fonds Souverains

Les fonds souverains (sovereign wealth funds) sont des fonds d’investissement publics détenus par des États qui cherchent à faire fructifier leur épargne nationale sans avoir à rendre compte à des actionnaires.

La solvabilité

La solvabilité d’un Etat, entreprise ou individu est la capacité de disposer de moyens financiers suffisants qui permettent de s’acquitter de ses dettes certaines, liquides et exigibles.

Indice de solvabilité d’un Etat

 Solde primaire (exclut les paiements d’intérêts)

= Taux d’escompte

 Dette publique

Condition de transversalité

Implications macroéconomique

Soit le taux de croissance de l’Economie et le taux d’escompte.

  1. si la dette est insoutenable parce que les emprunts et accumulations des arriérés augmentent plus vite que la croissance économique ()

si La croissance économique augmente plus vite que les emprunts et arriérés qui impliquent que la dette publique est soutenable.

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