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Moïse Moni Della : « Lorsque le peuple congolais se soulève, il est plus fort qu’une bombe atomique »

Par Chris Mutombo
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*Les manifestations qui se sont déroulées dans l’Est de notre pays viennent de confirmer cet axiome. 

Le 4 janvier 1959, le colonisateur belge était surpris de la bombe populaire qui a déferlé dans les rues de Kinshasa à l’époque Léopoldville et qui a précipité l’accession de notre pays à l’indépendance. 

Vers les années 80, les 13 parlementaires avaient lancé une bombe parlementaire qui a fini par terrasser le régime dictatorial de Mobutu.

Dans un passé très récent, en 2016, le peuple a bloqué les velléités de M. Kabila de changer la constitution pour briguer un troisième mandat, par des manifestations populaires et régulières.

Les très récentes manifestations dans l’Est pour déboulonner la Monusco qui perdu la raison et a occasionné des oraisons funèbres dans plus de 30 familles congolaises.  

Aucun gouvernement au monde n’est capable de mater une explosion populaire. Les exemples abondent. Le plus récent c’est au Mali. Pour confirmer qu’au Congo le pays souffre des trois mots,  à savoir – la banalisation, la désacralisation et la théâtralisation -, le gouvernement n’a pas daigné organiser un deuil national pour honorer les vaillants combattants de la liberté et de l’indépendance de notre pays morts sur le champ d’honneur.

Le retrait de la Monusco de notre pays la RDC requiert actuellement un large consensus au près du peuple congolais et même des acteurs politiques, religieux et sociaux. Le peuple souverain a raison de réclamer le départ immédiat de la Monusco eu égard aux massacres à grande échelle perpétrés à l’Est de la République par des forces négatives, soutenues et entretenues et maintenues par les pays voisins particulièrement le Rwanda et l’Ouganda. Des massacres  qui s’apparentent à un génocide, mais qui se commettent dans une indifférence, insouciance, inconscience de la force onusienne.

Le vide et les autres dégâts crées par ces guerres asymétriques à répétitions préparent le lit à la balkanisation de notre pays, planifiée par certaines puissances, était déjà dénoncé par le vaillant combattant de la liberté Patrice Lumumba au lendemain de l’accession de la RDC à l’indépendance. 

Dans un passé récent,  l’excellentissime, son éminence le Cardinal Ambongo, après une tournée à l’Est, a fustigé aussi ce plan de la balkanisation. Sans oublier les dénonciations argumentées et répétées du Prix Nobel de la paix, le docteur Denis Mukwegue.

Le changement de ton, de  son et de l’égo actuel du gouvernement dit des  « Warriors » sur la problématique de l’Est, est certes à saluer, surtout qu’il va dans le sens de l’opinion publique. Mais, il ne peut pas nous empêcher à rappeler une des missions régaliennes d’un État, son ABC : protéger l’intégrité de son territoire ainsi que sécuriser les biens et les personnes. 

Le gouvernement ne peut en aucun cas se cacher derrière la Monusco pour justifier ses insuffisances notoires à protéger la population et ses biens. Comme quoi, on ne peut pas cacher le soleil avec son petit doigt. 

La Monusco ne remplace pas nos forces de défense et de sécurité. Elle ne peut que nous appuyer, elle est venue en RDC à notre demande.   Parallélisme de forme oblige, convention de Vienne et autres traités  réglementant les relations entre Etats et organisations internationales faisant foi. 

Au moment où le départ de la Monusco est presque acquis, nous devons faire trop attention avec nos voisins qui souhaitaient curieusement aussi le départ de la force onusienne. Pourquoi cette convergence parallèle, (concept de Mr Monseigneur Monsengwo) du Rwanda et de l’Ouganda à ce sujet avec la RDC ?  Que cache une telle concordance  de temps, de circonstances, de conception, de réflexion et de planification ? Quelles conséquences immédiates et lointaines de ce retrait ? Quel regard la communauté internationale aura sur la RDC après ce retrait? La Monusco n’est-elle pas un mal nécessaire? L’œil et l’oreille de la communauté internationale surtout à la veille des élections ? En tout état des causes, le gouvernement vient de trouver une justification et du pain béni pour se débarrasser d’une présence  parfois gênante.

On espère que le peuple trouvera son compte et ne sera pas, une fois de plus, le dindon de la farce. 

On peut tout magouiller, bidouiller, traficoter… Au finish, le peuple aura toujours le dernier mot. Comme disait Rossy Mukendi Tshimanga : Le peuple gagne toujours !

 Moïse Moni Della

-Président de Conade

-Porte-parole du peuple

-Vice-Ministre honoraire de la presse et de l’information

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