Le ministre des hydrocarbures, Didier Budimbu, a réagi mercredi dernier sur la difficulté de déficience du carburant que traverse la population depuis le début de la semaine. Pour le ministre de tutelle, le gouvernement congolais a déjà prévu une solution à ce problème, en attendant les bateaux des grands approvisionnements qui accosteront d’ici le 14 du mois en cours.
Le ministre laisse entendre que ce qui se passe actuellement à Kinshasa n’est pas parce qu’il n’y a plus de carburant dans le stock, plutôt parce que l’on a appliqué le plan de rationnaliser la quantité de carburant à servir par individu, pourvu que le stock en place ne se vide avant l’arrivée des bateaux. «Nous avons levé l’option de commencer à disposer 620 mètres cubes par jour pour la ville de Kinshasa(…) J’insiste, ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de carburant, mais parce que nous avons rationnalisé la fréquence à servir pour un jour», a-t-il rassuré.
Il fustige, par contre, les spéculations qui ‘’induisent la population en erreur’’ et qui font état du manque de stock dans tout le pays. Selon le ministre, le carburant est comme le moteur de l’économie de tout pays. Il est difficile de se déplacer et faire déplacer les marchandises d’une destination à une autre, d’une ville à une autre s’il n’y a pas de carburant : ‘’D’où, avec ce que nous sommes en train de mettre en place, le patriotisme demande à ce que celui qui s’approvisionnait à la hauteur de 50 litres réduise à 20 ou 25 litres pour permettre aussi aux autres de s’en procurer’’.
«C’est ainsi que nous avons demandé aux gérants des sociétés commerciales (TOTAL, ENGEN, COBIL…), de veiller à ce que la mesure soit respectée : pour les véhicules appelés Jeep, que l’approvisionnement se situe jusqu’à 30 litres, et 30 litres pour les petites voitures communément appelées ‘‘Kech’’ et autres, afin de permettre à tout le monde de se servir en attendant la date du 14 septembre 2022», a calmé Didier Budimbu.
Glody Mampuya