Accueil » RDC : Guillaume Ngefa et Patrick Muyaya annoncent des avancées dans la bataille du redressement du secteur de la Justice !

RDC : Guillaume Ngefa et Patrick Muyaya annoncent des avancées dans la bataille du redressement du secteur de la Justice !

Par La Prospérité
0 commentaire

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme du Gouvernement congolais, que dirige la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, la République démocratique du Congo enregistre des avancées significatives dans les efforts de redressement du secteur de justice. Suivant la vision édictée par Félix Tshisekedi, Président de la République, des réformes courageuses ont été engagées en vue de l’avènement palpable d’un véritable État de droit. Hier, jeudi 8 janvier 2026, au cours d’un briefing tenu à la RTNC, Guillaume Ngefa, Ministre d’Etat à la Justice, et son collègue de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe, ont, en effet, présenté aux congolais des signaux forts.

Dans un élan de redevabilité, ils ont étalé, tour à tour, des progrès stratégiques alignés comme pour faire de la justice un pilier essentiel de paix sociale, de préservation de la souveraineté nationale et de développement en RDC.

Dans ses propos luminaires, le Ministre d’Etat Guillaume Ngefa a énuméré une panoplie de progrès à mettre à son actif, notamment dans la lutte contre la corruption, la spoliation des biens publics et ceux des particuliers ainsi que la fraude minière. Selon lui, 324 magistrats ont déjà été sanctionnés pour avoir posé des actes contraires à la loi. Au chapitre des avancées encore, Guillaume Ngefa a, dans son intervention, fait mention d’une ordonnance rendant nuls tous les actes posés par le M23 dans les zones sous occupation dans l’Est de la RDC.

*Des signaux de grande ampleur*

« sans justice crédible, il n’y a ni paix durable, ni sécurité juridique, ni développement économique. Et pour ça, j’avais tracé ce que je considérais être la méthode. Ma méthode était simple, c’est-à-dire que la proximité, la fermeté et les résultats. Donc , depuis ma prise des fonctions, j’ai imposé une méthode claire. D’abord, une concertation interinstitutionnelle, parce que c’est important lorsque vous êtes dans le secteur de la justice, vous devez aussi avoir cette concertation interinstitutionnelle et aussi interministérielle, parce que dans le cadre de la solidarité gouvernementale, j’ai régulièrement des réunions sur les aspects qui concernent la justice avec mes collègues.

Proximité, parce que je m’étais dit que j’étais le ministre de proximité. Donc, il fallait être en proximité avec les populations parce qu’en fait, nous sommes redevables devant la population et aussi proximité vis-à-vis de l’administration… Donc cette méthode se traduit par un plan d’action structuré autour des cinq piliers stratégiques qui guident, bien sûr, chacune de nos décisions. D’abord, je commence par la lutte contre l’impunité et les crimes graves. Et donc, d’abord, le moment le plus important sous le plan de la souveraineté juridique et de la sécurité, puisque nous sommes en guerre.  Une avancée majeure a été réalisée avec la promulgation de l’ordonnance présidentielle, rendant nul et de nul effet absolu, bien sûr,  tous les actes administratifs, juridiques et judiciaires émanant du M23. Ça, c’est important, puisque lorsque la paix sera revenue, tous les actes qui ont été posés par ces groupes armés ne seront pas reconnus. Donc, zéro reconnaissance juridique des actes d’une rébellion armée. Ça, nous avons protégé ce que je considère comme notre souveraineté », a déclaré Guillaume Ngefa.

 Et de renchérir :

« Dans le même registre, j’ai donné une dizaine d’injonctions emblématiques. Il y en a eu plusieurs, mais il y en a plusieurs qui ont été adressées aux juridictions, aussi bien civiles que militaires, pour la poursuite des auteurs des crimes. Et là, c’est très important, puisque les injonctions emblématiques ont touché ce que la population considérait comme des intouchables.

 Aujourd’hui, tout le monde, chacun qui commet des infractions, quels que soient ses rangs, il sera tenu responsable. Bien sûr, cela a été renforcé par la diplomatie judiciaire, qui a apporté plus de crédibilité dans nos actions… Nous avons aussi appliqué le principe de la courtoisie judiciaire avec plusieurs pays. Parce qu’en tant que pays, nous avons les obligations de répondre aux requêtes qui viennent d’autres pays. Donc, la courtoisie judiciaire avec plus de pays a permis les transferments des détenus. Et nous ferons jouer les principes de la réciprocité pour la situation des non ressortissants dans les pays concernés. C’est important qu’à travers la justice, parce que nous avons quand même des non-ressortissants qui sont en prison dans ces pays-là. Et si on démontre le transfert, je trouve que nous puissions aussi appliquer le principe de la réciprocité. Les dossiers ciblés actuellement en instruction, pas au niveau national, international, ça, c’est important. Sur le plan disciplinaire, plusieurs dénonciations émanant de justiciables et des avocats ont été traitées. Nous avons reçu 324 dossiers ouverts à charge des magistrats, dont certains ont été condamnés à des peines disciplinaires et d’autres condamnés au pénal. Et bien sûr, il y a eu des révocations des poursuites et des poursuites pénales ont été prises. traduisant  une nette rupture avec la culture, effectivement, de l’impunité. J’ai eu des contacts avec les différents bâtonniers pour que ceux qui participent dans la chaîne criminelle puissent être tenus responsables.

Donc, des avocats et d’autres membres du personnel judiciaire impliqués dans ces actes-là n’ont pas été épargnés. Deuxième élément, c’est la lutte contre la corruption et la spoliation. Bon, ici, je vais donner juste, d’abord, la lutte contre la corruption a été institutionnelle.

C’est l’une de nos priorités. Je donne juste quelques chiffres pour détailler ce que je suis en train de dire. Plus de 400, nous avons reçu plus de 400 dénonciations émanant des révolutions étatiques, y compris des ministères, et de particuliers ont été résolutionnés en cours de traitement. Donc 30 % concernent les biens fonciers et immobiliers de l’État. Là, je donne l’exemple en replaçant les ministres de la Justice au cadre de la lutte contre la corruption et la spoliation. Il y a eu des injonctions sur la fraude minière.  Vous savez, c’est une chaîne qui représente aussi bien le personnel civil que le militaire ».

*Nouvelle approche, nouveaux succès*

Dans son élan, le Ministre d’Etat à la Justice a démontré en profondeur l’ampleur de son action, affirmant son engagement à tout assurer pour matérialiser la vision du Magistrat suprême.

« Aujourd’hui, le barreau a annoncé la radiation d’un avocat qui avait arraché une maison à une pauvre maman.  Et quand cette pauvre maman est venue voir au bureau, j’ai pu avoir des réunions avec le bâtonnier. Et je suis très heureux de voir que cela a été fait… Un cadre permanent de concertation intersécuritaire a été mis en place avec le ministère de l’urbanisme, des affaires financières, des travaux publics, l’infrastructure et l’agence de protection du patrimoine immobilier de l’État. Donc, au niveau gouvernemental, il y a là ce que je peux dire une action conjointe pour lutter contre ces phénomènes de spoliation. Parce que la plupart, je n’ai pas de statistiques exactes, mais la plupart des dénonciations que nous recevons au ministère, la plupart des cas devant les causes des tribunaux concernent la spoliation immobilière et financière. Donc, nous nous trouvons dans une situation d’insécurité totale. Et pour cela, nous devons être très fermes. Je pense qu’on va continuer », a rassuré Guillaume Ngefa. De son côté, le Ministre de la Communication et médias a soutenu des perspectives fortes qui s’offrent à la RDC à travers son secteur judiciaire. Parlant de la crise sécuritaire dans l’Est, il a assuré que les efforts sont pleinement fournis sur ce front important pour que non seulement la souveraineté nationale et l’intégralité territoriale soient préservées, mais aussi pour que le Rwanda et ses supplétifs payent le prix du calvaire injustement imposé aux populations vivant dans l’Est de la République démocratique du Congo.

*La Pros.*

You may also like

Laissez un commentaire

Quotidien d'Actions pour la Démocratie et le Développement

Editeur - Directeur Général

 +243818135157

 +243999915179

ngoyimarcel@ymail.com

@2022 – All Right Reserved. La Prospérité | Site developpé par wetuKONNECT