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Atteinte d’une insuffisance rénale en phase terminale : L’ACOFEPE lance un cri d’alarme pour sauver la journaliste Ruth Bakomba

Par La Prospérité
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Atteinte d’une insuffisance rénale chronique arrivée au stade terminal depuis 2022, la journaliste Ruth Bakomba, ancienne collaboratrice du bihebdomadaire Le Maximum, lutte aujourd’hui pour sa survie. Mariée et mère de quatre enfants, elle se trouve dans un état de santé critique nécessitant une greffe rénale urgente à l’étranger.

Face au coût extrêmement élevé de la prise en charge médicale, l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) lance un cri d’alarme à l’endroit des ministres de la Communication et Médias ainsi que du Genre, Famille et Femme, afin qu’une assistance urgente soit apportée à la consœur Ruth Bakomba, affaiblie par la maladie depuis près de cinq ans.

Dépourvue de moyens financiers pour assurer régulièrement ses séances hebdomadaires de dialyse, une situation qui aggrave son état de santé de jour en jour, Ruth Bakomba se trouve aujourd’hui dans un état critique.

L’ACOFEPE lance également un appel à la solidarité de toute la corporation des journalistes congolais, ainsi qu’aux personnes animées de bonne volonté, afin de relayer massivement ce message sur les différentes plateformes des réseaux sociaux pour contribuer à sauver la vie de notre consœur.

Selon ses proches, Ruth Bakomba sollicite une aide financière urgente pour la prise en charge de ses séances de dialyse, dont le coût s’élève à au moins 200 dollars américains par semaine, et, au besoin, pour une évacuation sanitaire à l’étranger en vue de soins spécialisés adaptés.

Nous vous invitons à lire son propre témoignage, dans lequel elle relate sa souffrance depuis le début de cette maladie jusqu’à ce jour…

Je vis en République démocratique du Congo, je suis mariée et mère de quatre enfants. Actuellement,  je souffre d´une maladie rénale chronique  au stade terminal, qui s´est manifestée en 2022, à  l´issue de l´accouchement par césarienne de mon dernier enfant.

En effet, comme je l´ai décrit ci-haut, mon dernier accouchement, plutôt que d’être un évènement heureux, s´est mué en une fête au goût amer. Après une forte hémorragie survenue après cet accouchement tragique, j´ai bénéficié de la transfusion, alors que je n´arrivais plus à uriner. Ceci à conduit les médecins à poser le diagnostic d´une agression rénale aiguë. Le liquide, retenu dans l´organisme à cause de mon incapacité à uriner, va s´accumuler dans les poumons, entraînant ainsi une détresse respiratoire. Je vais ensuite être admis aux soins intensifs, et plonger dans le coma. C´est donc dans le coma, et sous oxygénothérapie que je vais  passer mes premières séances de dialyse. Au bout de quelques temps, je vais développer un abcès au niveau de l´abdomen, juste au-dessus de la plaie opératoire. L´histoire a pris une tournure plus tragique, lorsque l´abcès susmentionné a migré par la voie sanguine jusqu’à atteindre le cerveau. Il faut noter qu´avant que les médecins ne constatent que l´abcès était devenu cérébral, des compresses stériles, oubliées par des gynécologues après la césarienne et l´hémorragie qui s´en est suivie, ont été retrouvées dans mes voies génitales, causant ainsi une infection généralisée dans le sang. Cette infection n´a fait qu´aggraver le tableau déjà sombre de ma santé.

Le surlendemain du jour où les médecins ont instauré un traitement contre l´abcès cérébral, je vais faire une deuxième hémorragie, toujours au niveau de l´utérus. Cette fois-ci, les médecins vont décider de m´opérer pour l´enlever, ne laissant que le col utérin. Aucun mot n´a la force requise pour décrire la détresse de mon mari, tristement éprouvé par la tournure dramatique des événements,  et la profonde douleur des enfants, privés pendant deux mois de la présence et l´affection maternelles.

Pendant mon séjour aux soins intensifs, étant longuement alitée, je vais développer une escarre fessière (sorte des plaies que présentent les patients alités de manière prolongée) superficielle d´abord, ensuite profonde, mettant à nu les tendons.

Après 14 séances de dialyse, ma fonction rénale va être jugée stable ; et les médecins vont décider d´enlever le cathéter de dialyse, à notre grande satisfaction. Mais notre joie n´était qu´éphémère, et vous le comprendrez dans la suite du récit…Après deux mois d´hospitalisation,  je sortais de l´hôpital, joyeuse de revoir mes enfants, et de jouir à nouveau de la chaleur familiale, mais très amaigrie et devenue l´ombre de moi-même. Peu avant ma sortie, j´avais des diarrhées et vomissements dont la véritable cause n´a jamais été élucidée.

Arrivée à la maison, je vais connaître une réduction de la mobilité de mes membres inférieurs, ainsi qu´un problème d´audition, appelée hypoacousie( baisse de l´acuité auditive) en jargon médical. Aujourd’hui, j´ai retrouvé la mobilité de mes jambes, mais le problème d´audition persiste. Comme si cela ne suffisait pas, mes intestins vont sortir de leur site naturel au travers de la plaie opératoire, pour se placer sous la peau. Ceci est bien visible sur la photo que je vous présente. 

Une semaine seulement après ma première hospitalisation, mon mari va être endeuillé ; car il avait perdu son petit frère puîné dans des circonstances lugubres. Une véritable succession des tragédies qui ont mis à mal mon suivi médical.

Un mois après l´enterrement de mon beau-frère, je me suis mise à convulser en présence de mon mari, je bavais, avec perte de connaissance et révulsion oculaire. Après avoir repris connaissance, nous avons décidé de retourner à l´hôpital sans savoir ce qui nous y attendait. Là, nous allons être retenus pendant 10 jours ; et les médecins vont décider de passer à une dialyse à vie ou une greffe rénale, car les moyens financiers en notre possession ne m´ont pas permis de réaliser la biopsie rénale recommandée, pour l´instauration d´un traitement idoine en temps voulu. Entre la dialyse à vie et la greffe rénale, cette dernière était de loin la meilleure, pour mettre un terme définitif à ce drame qui n´avait que trop duré, et nous ruinait à mesure que les jours s´écoulaient.

Étant donné que le coût de la prise en charge était très élevé dans l´hôpital où j´avais accouché, nous décidâmes de la poursuivre ailleurs. Nous n´avions jamais respecté la norme de trois séances par semaine, car pour une séance, il nous fallait réunir 250-270$ pour la dialyse, et tout ce qui allait avec…très souvent, nous ne faisions qu´une séance ou deux, en cas d´aggravation de mon état.

 Après le changement de l´hôpital, nous avons soufflé un peu ; car le coût de la dialyse y était plus abordable, et c´était devenu possible pour nous d´avoir deux séances par semaine.

L´année 2024 a été marquée par une nette amélioration de mon état de santé, avant qu´elle ne se détériore à nouveau vers la fin de la même année, et durant toute l´année 2025.

Il sied de souligner que dès l´aube de 2025, j´étais hospitalisée pour une hémorragie due à la pose d´un nouveau cathéter,  juste la veille de l´enterrement du grand-frère de mon mari, décédé quelques jours plus tôt. Le malheur ne vient jamais seul, dit-on…j´étais retenu pendant une semaine en réanimation pour un état de choc et la présence du sang dans la membrane qui enveloppe les poumons.

Aux mois de février et mars, mon abdomen va être à nouveau ballonné à cause de l´accumulation des liquides ; car le premier épisode est survenu peu avant ma deuxième hospitalisation.

Exactement le 5 avril 2025, alors que mon mari attendait patiemment la fin de la séance de dialyse, pour me ramener à la maison, je vais faire une crise, faite de convulsion, révulsion oculaire…pareille à celle que j´avais faite deux ans plus tôt en présence de mon mari.

Je ne peux passer sous silence la thrombose veineuse profonde, survenue après la pose d´un nouveau cathéter au mois de mars, qui a tourné au vinaigre. Au mois de juillet, mon abdomen va être de nouveau ballonné ; Cette fois-ci, à cause d´une baisse de protéine sanguine appelée albumine. Mais le traitement n´a pas été correctement suivi, faute des moyens. Le 22 novembre 2025, en pleine séance de dialyse, la crise de convulsion, évoquée à deux reprises dans ce récit, va refaire surface, conduisant les médecins à me retenir pendant deux jours à l´hôpital, pour faire quelques bilans de mise au point. Mais le scanner cérébral réalisé, comme principal examen, n´a rien révélé de particulier.

En ce début d´année 2026, nous avons, moi et mari, décidé d´effectuer un voyage un Inde pour une greffe rénale, avec comme budget estimatif de 35000$, en vue de mettre un terme définitif à ce drame qui n´a que trop duré, et qui a, à n´en pas douter, déstabilisé l´ensemble de mon foyer. L´urgence s´impose à nous, car le cathéter que je porte pour la dialyse est le tout dernier, étant donné que j´ai épuisé mon capital veineux ( il n´y a donc plus un endroit dans mon corps pour placer un autre cathéter, si celui-ci devient dysfonctionnel). Par vos dons financiers, je vous prie de me donner une chance de survivre à ce drame, car je crois dur comme fer, que l´heure de mon départ n´a pas encore sonné.

Texte écrit par Ruth Bakomba

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