Réagissant à des propos tenus récemment dans les médias par l’Abbé Donation Nshole, Secrétaire général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), le Mouvement pour le Renouveau (MR) et l’Union pour la Nation (UN), sous l’impulsion de Clément Kanku, expriment leur vive préoccupation face à ce qu’ils considèrent comme une confusion préjudiciable dans la lecture des violences qui endeuillent l’Est de la République démocratique du Congo. Sans remettre en cause le rôle des confessions religieuses dans la vie nationale, ces formations politiques estiment que toute prise de parole publique sur les massacres et l’agression extérieure doit s’appuyer sur les faits établis par les rapports internationaux et les résolutions des Nations unies. Le MR et l’UN appellent ainsi à des clarifications, au respect de la vérité historique et à un cadre juridique destiné à prévenir toute banalisation ou négation des crimes commis contre les populations congolaises, dans un souci de justice, de mémoire et de cohésion nationale.
COMMUNIQUE OFFICIEL DU MOUVEMENT POUR LE RENOUVEAU (MR) ET DE L’UNION POUR LA NATION (UN) N°001/MR/UN/SG/2026
Le Mouvement pour le Renouveau (MR) et l’Union pour la Nation (UN) ont appris avec une profonde douleur et une vive consternation la mort tragique d’un grand nombre de nos compatriotes, consécutive à l’effondrement d’une mine artisanale à Rubaya, zone actuellement occupée par l’armée rwandaise.
En ces moments de grande affliction nationale, le MR et l’UN s’inclinent respectueusement devant la mémoire des victimes, expriment leur solidarité aux familles endeuillées et adressent leurs condoléances les plus attristées aux populations de Rubaya, durement éprouvées par cette catastrophe humaine.
Tout en partageant la douleur des familles, le MR et l’UN déplorent avec force l’absence d’encadrement, de protection et de sécurisation des populations civiles vivant dans cette zone sous occupation étrangère. Ce drame met en lumière, une fois de plus, les conséquences tragiques de l’occupation rwandaise, engagée dans le pillage de nos ressources naturelles au détriment d’une population livrée à des conditions de survie inhumaines.
À cet effet, le MR et l’UN exigent l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante afin d’établir les causes exactes de cet effondrement, d’en déterminer les responsabilités et de garantir que justice soit rendue aux victimes.
Alors que la ville martyre de Kisangani porte encore les profondes stigmates de la guerre des six jours, menée par le Rwanda et l’Ouganda, elle a récemment été prise pour cible par des drones de l’armée rwandaise aux abords de l’aéroport. Cette attaque constitue une agression grave et une violation flagrante de la souveraineté nationale, exposant délibérément les populations civiles à un danger inacceptable.
Face à cet acte cruel, nous appelons le Gouvernement à réagir avec fermeté et détermination, en neutralisant la menace à sa source. S’en prendre à une ville habitée, sans considération pour les vies humaines, relève d’un acte de terrorisme qui ne peut être toléré ni rester impuni.
SUR LES PROPOS TENUS DANS LES MÉDIAS
Le MR et l’UN se disent profondément choqués par les propos tenus sur une chaîne locale par un membre de la CENCO, qui, interrogé sur les massacres perpétrés par l’armée rwandaise et ses supplétifs en République démocratique du Congo, a osé mettre sur un même pied d’égalité une armée régulière défendant l’intégrité territoriale de la Nation et une milice soutenue par un pays voisin agresseur.
Une telle prise de position est grave, dangereuse et moralement inacceptable, d’autant plus que plusieurs rapports d’organismes internationaux, ainsi que ceux des États membres des Nations unies, confirmés par la résolution 2773 du Conseil de sécurité, ont établi sans ambiguïté l’agression dont notre pays est victime ainsi que les massacres commis par l’armée rwandaise et ses supplétifs.
Face à la gravité de ces propos, le MR exige des clarifications urgentes de leur auteur, afin de ne pas encourager ou justifier l’agression rwandaise contre notre pays, ni contribuer à la banalisation ou à l’apologie des crimes commis contre la population congolaise.
À cette occasion, le MR et l’UN appellent le Gouvernement à initier une loi contre toute forme de négationnisme des massacres commis sur le sol congolais par le Rwanda et ses supplétifs, dans le but d’honorer la mémoire de nos victimes, de préserver la vérité historique et de placer chaque citoyen devant ses responsabilités.
SUR LE DIALOGUE ET LA PAIX
S’agissant de la question du dialogue, le MR rappelle une fois de plus ses recommandations constantes relatives à l’organisation d’une conférence nationale sur la paix.
Le MR et l’UN saluent la volonté du Chef de l’État de mettre en place un cadre de concertation à travers un dialogue entre Congolais, dans le strict respect de l’ordre constitutionnel et de la souveraineté nationale. Ce dialogue pourrait bénéficier de l’accompagnement de personnalités étrangères et congolaises jouissant d’une crédibilité reconnue, afin de rassurer toutes les parties prenantes.
Le MR et l’UN encouragent le peuple congolais à répondre favorablement à cet appel afin de laver le linge sale en famille, surmonter nos divisions internes et renforcer la cohésion ainsi que l’unité nationale. Une fois cette étape accomplie, une seconde phase de dialogue pourra être envisagée avec les individus protégés par le Rwanda, porteurs de son agenda.
Fait à Kinshasa, le 03 janvier 2026Le Porte-parole