Le Forum national des Affaires coutumières, porté par le Président Félix Tshisekedi, constitue un moment charnière pour l’avenir de la République démocratique du Congo et de ses institutions traditionnelles. À travers cette initiative, le Chef de l’État affirme non seulement l’importance de l’autorité coutumière dans la mosaïque socioculturelle du pays, mais il souligne également son rôle central dans la préservation de la souveraineté nationale. La déclaration ferme et claire de Félix Tshisekedi, affirmant qu’ « aucune puissance, aucun groupe armé, aucune administration parallèle ne pourrait effacer nos lignages », résonne comme un appel à la résistance face aux menaces extérieures et intérieures qui pèsent sur les structures traditionnelles congolaises. En réaffirmant que les terres ancestrales ne doivent pas être utilisées comme des instruments de manœuvre géopolitique, il évoque la nécessité de repenser notre rapport à notre histoire et à nos racines. C’est un geste fort qui invite à un respect renouvelé pour les légitimités traditionnelles souvent marginalisées au profit de structures administratives modernes. L’idée de doter le secteur des affaires coutumières d’« orientations claires et d’outils modernes de gestion » marque une reconnaissance sans précédent de l’importance stratégique des coutumes dans la gouvernance moderne. Cela témoigne d’une volonté de ne pas opposer modernité et tradition, mais de les intégrer en une synergie bénéfique. La promotion d’une feuille de route pour faire de l’autorité coutumière un pilier de la paix, de la sécurité, et de la cohésion nationale est une démarche essentielle dans un pays souvent ébranlé par des tensions ethniques et des conflits. L’accent mis par Félix Tshisekedi sur la consolidation des structures traditionnelles pour renforcer l’unité nationale est également un message porteur d’espoir. En effet, dans un territoire où les rivalités entre groupes peuvent parfois exacerber les divisions, les autorités coutumières peuvent jouer un rôle clé dans la médiation et la promotion de la paix locale. Ce forum est donc un appel à tous, dirigeants, chefs traditionnels et populations, à œuvrer ensemble pour un avenir construit sur les fondements d’une identité collective forte. Ce moment historique devrait également inciter la communauté internationale à revoir sa perception des structures traditionnelles en tant qu’outils de gouvernance. L’internationalisation de l’action publique doit inclure une valorisation des pratiques locales et des efforts pour intégrer ces réalités dans les projets de développement.
En fin de compte, le forum des affaires coutumières représente bien plus qu’un simple rassemblement ; il marque un tournant institutionnel majeur et ouvre la voie à une redéfinition des rapports entre tradition et modernité en RDC. Le défi qui attend le pays est immense, mais avec l’engagement de ses leaders et le soutien des acteurs locaux, la RDC a l’opportunité unique de construire une gouvernance inclusive, respectueuse de son histoire et tournée vers l’avenir. C’est l’instant de rassembler les forces vives du pays autour d’une vision commune pour le bien-être de tous ses citoyens.
La Pros.