Le Front Anti-Dialogue dit prendre acte de l’annonce, faite par le Ministre de la Communication, selon laquelle le Président de la République aurait donné son accord pour l’organisation d’un dialogue politique en RDC. Dans une déclaration au ton grave, le mouvement salue d’abord la bataille diplomatique menée contre l’agression rwandaise, considérée comme un acquis majeur qui place désormais le pays en position de force. Cependant il prévient: « pas question que ce dialogue se transforme en capitulation, en compromis obscur ou en passerelle vers une quelconque « trahison nationale ». Exigeant la transparence totale sur les agendas et revendications avant l’ouverture des assises, le Front annonce sa non-participation à tout cadre impliquant, selon lui, des acteurs ayant le sang des Congolais sur les mains, tout en promettant une vigilance constitutionnelle de chaque instant. Il lance, enfin, un appel au peuple à se préparer à l’ultime étape, celle de « l’auto-défense populaire, au nom de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et du refus d’un dialogue mené « sous la menace des armes ».
DECLARATION POLITIQUE
Le Front Anti-Dialogue prend acte de l’annonce rendue publique par le Ministre de la Communication et Médias, informant l’opinion nationale et internationale que le Président de la République aurait donné son accord pour la tenue d’un dialogue politique en République Démocratique du Congo.
À ce stade, le Front Anti-Dialogue tient à faire la déclaration politique suivante :
- Félicitations au Chef de l’État pour la bataille diplomatique menée contre l’agression rwandaise
Le Front Anti-Dialogue félicite le Président de la République pour avoir, avec méthode, constance et détermination, réussi à identifier clairement le Rwanda comme État agresseur de la République Démocratique du Congo.
Cette reconnaissance internationale, matérialisée par les résolutions des Nations-Unies, l’Accord de Washington, ainsi que les positions officielles de l’Union Européenne et de l’Union Africaine, constitue un acquis et levier diplomatique majeur pour notre pays.
Cet arsenal diplomatique place désormais la RDC dans une position de force. En vidant, par la tenue de ce dialogue, les revendications politiques internes de l’opposition congolaise, notre pays privera définitivement ses ennemis de tout prétexte supplémentaire pour fragiliser er l’État congolais. Cette démarche, rigoureuse et méthodique, ne saurait être ni ignorée ni minimisée.
- Un petit rappel au Président de la République
Cependant, le Front Anti-Dialogue rappelle avec gravité au Chef de l’Etat qu’il est aujourd’hui perçu par l’opinion nationale comme le dernier rempart institutionnel contre l’agression rwandaise et contre la balkanisation de notre pays.
A ce titre, la tenue d’un dialogue ne doit en aucun cas devenir une occasion de capitulation politique, morale ou stratégique, comme cela a été tristement le cas pour plusieurs responsables politiques, religieux et sociaux qui, hier encore, ont courbé l’échine face aux injonctions et aux intérêts du Rwanda et de ses alliés.
Le peuple congolais n’acceptera jamais que ce dialogue serve de passerelle vers la trahison nationale.
- Exigence de transparence et de respect du peuple souverain
Au nom de la transparence, de la vérité et du respect dû au peuple congolais, le Front Anti-Dialogue exige que toutes les parties prenantes à ce dialogue rendent publiques, avant sa tenue, leurs revendications, leurs agendas et leurs objectifs.
Le peuple congolais a trop souffert des dialogues de mensonges, des compromis obscurs et des arrangements conclus dans son dos. Il n’y aura plus jamais de dialogue contre le peuple, ni au nom du peuple sans le peuple.
- Non-participation du Front Anti-Dialogue
Le Front Anti-Dialogue informe formellement l’opinion nationale et internationale qu’il ne se sent nullement concerné par la tenue d’un quelconque dialogue avec des individus ou des groupes ayant le sang des Congolais sur les mains.
Les blessures des familles endeuillées sont encore béantes, les charniers encore frais, les larmes encore chaudes. Aucun marchandage politique ne peut effacer ces crimes, ni imposer l’oubli au peuple congolais
- Vigilance constitutionnelle et souveraine
Le Front Anti-Dialogue annonce qu’à défaut d’empêcher sa tenue, qu’il surveillera avec la plus grande attention tous les faits et gestes liés à ce dialogue, y compris les résolutions qui pourraient en découler.
Dès lors, toute décision, recommandation ou résolution qui ne respecterait pas la Constitution de la République, l’intégrité territoriale et la souveraineté du peuple congolais sera combattue avec fermeté, par tous les moyens démocratiques et patriotiques légitimes.
- Appel au peuple congolais: se préparer à l’ultime étape
Enfin, le Front Anti-Dialogue invite le peuple congolais à se préparer à l’étape ultime de la résistance nationale: l’auto-défense populaire organisée et consciente.
Car l’histoire récente de notre pays nous enseigne que ces dialogues, imposés sous pression interne et externe, n’ont jamais produit de résultats sérieux en faveur du Congo et de son peuple. Lorsque l’État faillit, le peuple souverain reprend naturellement son droit imprescriptible à la défense de sa vie, de sa terre et de sa dignité.
Le Congo ne se négocie pas.
La souveraineté ne se dialogue pas,
Le peuple congolais ne capitulera jamais.
Nos terres, nos terres rares, nos minerais, nos vies et notre avenir n’appartiennent qu’au peuple congolais.
A propos de la légitimité du dialogue Le Front Anti-Dialogue affirme avec force que nul dialogue ne saurait être légitime lorsqu’il se déroule sous la menace des armes, au-dessus des corps de nos compatriotes et en récompensant la violence.
Fait à Kinshasa, le 10 janvier 2026
FRONT ANTI-DIALOGUE
Pour la vérité, la justice et la souveraineté du Peuple congolais.
Le Porte-parole Général, Héritier EKOTO ISASI