Ce 24 février 2025, le Centre Wallonie-Bruxelles a servi de cadre aux différents artistes et participants ainsi qu’aux membres de la délégation de Wallonie-Bruxelles. Objet, la nuisance sonore comme un vice qui ronge la société congolaise.
D’après, Niamba Malafi, qui donne un bref aperçu du cadre juridique de la nuisance sonore, depuis la promulgation de loi concernant la nuisance sonore de 1992 revisitée en 2012, aucun acte n’a été condamné. Pendant que la loi interdit, les églises continuent à pousser dans les coins et recoins de la capitale en plaçant des lance-voix qui ne permettent pas aux parcelles environnantes de bien réfléchir et dormir paisiblement.
Et poursuit-il en affirmant qu’aujourd’hui, tous les espaces qui étaient occupés par les vendeurs au marché, sont envahis par les DJ. Des mamans qui vendaient habituellement leur friperie en criant 1000 fc, 500 fc, leurs voix sont étouffées par la musique sur le lieu de commerce. D’ après des témoignages audios écoutés dans une salle, des voix se sont élevées pour décrier la montée en puissance de la nuisance sonore qui devient un casse-tête pour les habitants de la ville de Kinshasa qui traversent une situation inexplicable.
En outre, en ce qui concerne la prise en charge des artistes congolais, Niamba mène un plaidoyer auprès du Gouvernement congolais, particulièrement auprès de la ministre de la Culture pour veiller à l’amélioration des conditions des artistes congolais. Cette amélioration constituera un facteur clé du développement de la société congolaise. «Aujourd’hui, dans le monde, le développement de la culture locale est un atout majeur sur la scène internationale, notre Etat doit avoir une politique pour aider les jeunes talents à développer leurs atouts à travers la culture, nous avons du talent mais nous manquons de soutien, a-t-il expliqué.
Et de conclure que des projets sont bloqués avant d’enchainer: « Nous avons de tournées à faire tant sur le plan interne qu’externe, mais malheureusement notre pays traverse des moments difficiles de la guerre d’agression’’.
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Michel Okaso