
L’oiseau tombe de la branche.
A la mort, il flanche.
Comme toujours il chantait
Dans la nuit qui ronflait.
Ô la mort, triste sort.
Adieu Mi-Amor,
Telle une assiette en porcelaine,
Il tombe et se défait sur scène.
La fragilité dans les parages
Lui a un imposé un voyage
A bord de la mort
Avant la tombée de l’aurore.
L’artiste trépasse en chantant
Comme on rêve en dormant.
Ô la mort, triste sort.
Adieu Mi-Amor.
C’était la dernière chanson,
Le dernier frisson
Avant la dernière note,
Que la mort a sorti ses menottes.
La musique s’arrête
Sous la tempête.
L’oiseau chanteur n’est plus,
Il ne chante plus.
Ô la mort, triste sort.
Adieu Mi-Amor.
Si la mort était visible,
Si elle était audible.
On le préviendrait
Que sur scène il l’attendait.
Ô la mort, triste sort.
Adieu Mi-Amor.
Florence Meta