Kinshasa, du 25 au 27 novembre 2025 des voix venues des ministères, des agences onusiennes et des ONG se sont mêlées autour d’un atelier de renforcement des capacités en Suivi & Évaluation (S&E) et de revue du cadre des résultats du portefeuille du Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF), pour la période 2025-2029. L’atelier, organisé par le Secrétariat du PBF, n’était pas qu’un simple rendez-vous technique ; il marquait une étape décisive dans la construction d’un cadre de résultats global pour le nouveau cycle du fond (2025-2029), une ambition qui dépasse les projets isolés pour créer une dynamique cohérente et partagée entre acteurs étatiques, humanitaires, de développement et de paix.
À la suite de l’approbation de la nouvelle éligibilité de la RDC au PBF pour la période 2025-2029, correspondant à la quatrième phase d’investissement, le Secrétariat PBF a engagé un processus collaboratif pour élaborer le tout premier cadre de résultats global du portefeuille. Celui-ci s’appuie sur la Théorie de Changement incluse dans la demande de l’éligibilité de la RDC au Fonds transmise par le Président de la République au Secrétaire General des Nations unies en décembre 2024.
Se référant à l’appel du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies pour ‘’mettre l’État au centre’’, il est important de souligner que la nouvelle éligibilité de la RDC au PBF exige une approche plus programmatique. Autour des tables, les discussions ont porté sur les cibles, les moyens de vérification, les hypothèses et les risques, mais aussi sur la responsabilité collective dans la collecte des données. Ce n’était pas qu’une question de chiffres : c’était une question de vision.
Les discussions ont mis l’accent sur les cibles, les moyens de vérification, les hypothèses, les risques, ainsi que les responsabilités en matière de collecte des données.
‘’Cet atelier renforce substantiellement nos capacités en évaluation d’impact’’, a témoigné Monsieur Mugisha Tshikanza, Directeur des Études et Planification (DEP) du Sénat, avant de recommander l’allocation de lignes budgétaires nationales pour pérenniser ces acquis.
Gage d’une appropriation parfaite des initiatives, Monsieur Rachidi Kapezi, DEP au Ministère de la Justice, salue ‘’la nature participative du processus PBF, qui permet aux bénéficiaires de contribuer directement à la définition des axes d’intervention’’.
Motivées par le souci de garantir une durabilité efficace des interventions, les ONG récipiendaires insistent sur la régularité d’assises de coordination :
‘’Nous recommandons la tenue semestrielle de tels ateliers pour assurer un suivi continu et une meilleure cohérence des interventions’’, a plaidé Mme Inès Banzi Kabeya, de Search for Common Ground.
Les agences onusiennes partagent cet enthousiasme.
‘’Nous avons désormais une compréhension commune du cadre des résultats et des outils adaptés aux réalités du terrain‘’, a affirmé Sylvain Mabika, de l’ONU-Femmes, saluant la capacité du Secrétariat PBF à conjuguer rigueur et flexibilité.
Trois jours d’échanges, de débats et de recommandations qui posent les fondations d’un cadre solide pour accompagner les priorités de consolidation de la paix en RDC. Les conclusions seront présentées lors du prochain Comité de Pilotage Conjoint en décembre, mais déjà, une conviction se dessine : la paix ne se décrète pas, elle se construit, pas à pas, avec des outils, des idées et surtout des femmes et des hommes engagés.