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La Fondation Gates annonce 1,27 milliard $ en matière de santé et de développement pour aider aux progrès envers les Objectifs mondiaux

Par La Prospérité
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*Le premier événement Goalkeepers en présentiel depuis 2019 réunit des acteurs internationaux du changement pour souligner l’urgence de parvenir à un monde plus équitable d’ici 2030.

Au cours de la semaine de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Fondation Bill & Melinda Gates, aux côtés de gouvernements, de philanthropes, du secteur privé, d’ONG et de dirigeants mondiaux et communautaires, a annoncé des engagements totalisant 1,27 milliard $ en vue d’améliorer et de sauver des millions de vies.

Le financement permettra de répondre aux différentes crises mondiales qui se chevauchent et qui ont eu pour effet de faire reculer les progrès accomplis vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (Objectifs mondiaux). Le sixième rapport annuel Goalkeepers de la fondation note que presque tous les indicateurs des Objectifs mondiaux sont dans le rouge à mi-chemin de la date de réalisation de 2030. Malgré ces défis, le rapport met en évidence des opportunités d’accélérer les progrès en assurant des investissements dans des solutions à long terme et des approches innovantes pour résoudre des problèmes tenaces, notamment la pauvreté, les inégalités et le changement climatique.

« Cette semaine a souligné l’urgence des défis auxquels nous sommes confrontés et de la promesse de solutions durables qui permettent de sauver et d’améliorer des vies », a déclaré Mark Suzman, PDG de la Fondation Gates. « Il est encore possible de nous remettre sur la bonne voie vers la réalisation des ODD, mais cela nécessitera un autre niveau de collaboration et d’investissement de la part de l’ensemble des secteurs. C’est la raison pour laquelle notre fondation renforce de façon significative son engagement d’aider à faire face dès maintenant aux crises et à assurer un impact à long terme sur les principaux déterminants en matière de santé et de développement. »

L’événement Goalkeepers d’aujourd’hui a réuni des dirigeants mondiaux et des acteurs du changement pour discuter des efforts actuels et futurs nécessaires pour concrétiser les Objectifs mondiaux. Mia Mottley, Premier Ministre de la Barbade ; Pedro Sanchez, Premier ministre de l’Espagne ; Bill Gates ; Melinda French Gates ; plus de 300 jeunes acteurs du changement ; et d’autres leaders émergents et établis du monde entier ont participé à l’événement.

« La dernière fois que nous nous sommes réunis en présentiel pour Goalkeepers, nous avons expliqué comment les programmes pavés de bonnes intentions pouvaient être amenés à perpétuer les inégalités si les communautés qu’ils veulent atteindre ne sont pas impliquées dans leur conception », a déclaré la coprésidente Melinda French Gates. « De nombreuses choses ont changé depuis 2019, mais une chose est restée inchangée : nous ne progresserons pas vers les Objectifs mondiaux à moins que ceux qui ont vécu des expériences ne puissent participer à nos discussions. Je suis fier de nos lauréats du Prix Goalkeepers et des nombreux partenaires à travers le monde qui œuvrent pour le développement de cette prochaine génération de leaders. »

Aujourd’hui encore, lors de la Conférence sur la reconstitution des ressources du Fonds mondial, les gouvernements et le secteur privé se sont unis pour offrir un niveau d’engagement record qui permettra de faire progresser l’objectif visant à assurer une bonne santé et le bien-être pour tous. Le financement servira à atteindre l’objectif du Fonds mondial qui est de sauver 20 millions de vies supplémentaires du VIH, de la tuberculose et du paludisme ; de mettre en place des systèmes de santé plus résilients pour prévenir de futures pandémies ; et de remettre le monde sur la bonne voie pour éradiquer ces maladies d’ici 2030. L’engagement d’aujourd’hui représente la plus importante contribution de la fondation pour le Fonds mondial, soit 912 millions $

« Nous constatons les plus grands progrès lorsque les gouvernements, le secteur privé et les communautés locales collaborent à des programmes de santé mondiale », a déclaré le coprésident Bill Gates. « L’engagement pris cette semaine de lutter contre les maladies évitables et de sauver des millions de vies supplémentaires grâce à la reconstitution des ressources du Fonds mondial est un réel pas en avant pour nous remettre sur la bonne voie vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable. »

 Accélérer les progrès envers la réalisation des Objectifs mondiaux

La Fondation Bill & Melinda Gates a, cette semaine, annoncé les engagements suivants :

  • Un engagement de verser 912 millions $ au Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Il s’agit du plus important engagement de la fondation à ce jour envers le Fonds mondial. Depuis 2002, les programmes de santé soutenus par le partenariat du Fonds mondial ont permis de sauver 50 millions de vies. Ce financement contribuera à accélérer les efforts visant à mettre fin au VIH, à la tuberculose et au paludisme d’ici 2030 et à mettre en place des systèmes de santé résilients nécessaires pour se protéger contre de futures pandémies. Il contribuera également à réduire l’impact disproportionné de ces maladies sur les femmes et les filles.

  • 100 millions $ pour aider à atténuer la crise alimentaire qui touche de manière disproportionnée les communautés d’Afrique et d’Asie du Sud et traiter ses causes sous-jacentes

 Ce fonds ira :

  • Au Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) pour soutenir les gouvernements nationaux dans la reconstruction de systèmes alimentaires locaux à la fois résilients et durables.
  • Au Partenariat africain pour l’engrais et l’agro-industrie (AFAP) pour rendre les engrais abordables et accessibles aux petits exploitants agricoles.
  • Au centre de recherche de l’Institut international d’agriculture tropicale du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), basé au Nigéria, pour accélérer les travaux qui fournissent déjà aux agriculteurs des variétés de cultures améliorées et nouvelles, telles que des haricots riches en fer ; des patates douces naturellement riches en vitamine A ; et du manioc, du mil et du sorgho naturellement robustes.
  • À la prise en charge de partenaires permettant de fournir des aliments et du fourrage durables aux familles africaines qui dépendent du bétail comme source essentielle de revenus et d’aliments riches en nutriments.
  • À la prise en charge de partenaires permettant de renforcer les systèmes alimentaires locaux en offrant aux agricultrices accès aux outils et ressources dont elles ont besoin pour réussir et soutenir leurs communautés.

En outre, la fondation doublera son engagement antérieur envers le Child Nutrition Fund (Fonds pour la nutrition infantile), qui passera de 10 à 20 millions $. Notre investissement soutiendra l’expansion du fonds au-delà des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi pour inclure des produits de nutrition préventive pour les femmes et les enfants.

 200 millions $ pour le développement de l’infrastructure publique numérique mondiale

Ce financement aidera à développer les infrastructures que les pays à revenu faible et intermédiaire peuvent utiliser pour devenir plus résilients aux crises telles que les pénuries alimentaires, les menaces pour la santé publique et le changement climatique, ainsi que pour la réponse en cas de pandémie et aider à la reprise économique. Ces infrastructures englobent des outils tels que des systèmes de paiement interopérables, des systèmes d’identification numérique, des systèmes de partage de données et des bases de données d’état civil.

 50 millions $ au Fonds de bourses d’études Partners in Health pour l’Université de l’équité en santé mondiale (UGHE) au Rwanda

Cet engagement contribuera à catalyser les efforts visant à recueillir 200 millions $. Le fonds de bourses d’études aidera les étudiants, dont 75 % sont des femmes, à suivre une formation à l’UGHE et à accélérer les efforts visant à augmenter le nombre de professionnels de la santé au Rwanda et dans le monde.

 Reconnaissance des Goalkeepers mondiaux

Le 20 septembre, en reconnaissance des efforts remarquables des dirigeants mondiaux pour faire progresser les Objectifs mondiaux, la fondation a également annoncé les lauréats de ses Prix Goalkeepers des Objectifs mondiaux 2022.

  • Prix du progrès – Dr Radhika Batra, cofondatrice de l’organisation à but non lucratif « Every Infant Matters », qui fournit des solutions de santé de proximité aux enfants défavorisés en Inde.
  • Prix de l’acteur du changement – Zahra Joya, une journaliste afghane qui a fondé et autofinancé « Rukhshana Media », une agence de presse en ligne axée exclusivement sur la couverture des questions qui touchent les femmes d’Afghanistan.
  • Prix de la campagne – Vanessa Nakate, militante ougandaise pour la justice climatique et fondatrice du mouvement « Rise Up » basé en Afrique et du projet « Green Schools » (Écoles vertes).
  • Prix Goalkeepers mondial – Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Le nombre d’emplois liés aux énergies renouvelables s’élève à 12,7 millions dans le monde

*Un nouveau rapport confirme la croissance des emplois dans le secteur des énergies renouvelables malgré les nombreuses crises et appelle à des stratégies industrielles ciblées pour créer des chaînes d’approvisionnement stables et de « bons emplois »

Selon un nouveau rapport, le nombre d’emplois dans le secteur mondial des énergies renouvelables a atteint 12,7 millions l’an dernier, soit un bond de 700 000 de plus en un an, malgré les effets persistants du COVID-19 et la montée de la crise énergétique.

  • Energies renouvelables et emploi : Revue annuelle 2022 souligne que la taille du marché national est l’un des facteurs majeurs de la création d’emplois dans les énergies renouvelables, au même titre, entre autres, que le coût de la main-d’œuvre. L’énergie solaire s’avère être le secteur qui connaît la croissance la plus rapide. En 2021, il fournissait 4,3 millions d’emplois, soit plus d’un tiers de la main-d’œuvre mondiale actuelle dans les énergies renouvelables.
  • Le nouveau rapport a été publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT), à l’occasion du Forum mondial d’action pour l’énergie propre de Pittsburgh, aux Etats-Unis.
  • Face aux préoccupations croissantes que suscite le changement climatique, la relance après la pandémie du COVID-19 et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les pays manifestent un intérêt de plus en plus marqué pour la décentralisation de ces chaînes d’approvisionnement et la création d’emplois au niveau national. Le rapport décrit à quel point il est essentiel de compter sur des marchés nationaux solides pour ancrer une dynamique d’industrialisation des énergies propres. Le développement des capacités d’exportation de technologies renouvelables en dépend également, ajoute-t-il.
  • Francesco La Camera, Directeur général de l’IRENA, a déclaré : « En dépit des nombreuses difficultés, les emplois dans les énergies renouvelables restent résilients, et il a été prouvé qu’ils constituent un moteur fiable de création d’emplois. Je conseille aux gouvernements du monde entier de mener des politiques industrielles qui encouragent la création d’emplois décents dans le secteur des énergies renouvelables au sein de leurs propres pays. Le fait de stimuler une chaîne de valeur nationale ne permet pas seulement de créer des opportunités commerciales et de nouveaux emplois pour les personnes et les communautés locales. Cela renforce également la fiabilité de la chaîne d’approvisionnement et contribue à une plus grande sécurité énergétique globale».
  • Le rapport montre qu’un nombre croissant de pays crée des emplois dans les énergies renouvelables, et que près des deux tiers de tous ces emplois se trouvent en Asie. A  elle seule, la Chine représente 42 % du total mondial, suivie par l’UE et le Brésil (10 % chacun), puis les États-Unis d’Amérique et l’Inde (7 % chacun).
  • Le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, a déclaré ; « Au-delà des chiffres, une attention croissante est portée à la qualité des emplois et aux conditions de travail dans les énergies renouvelables, en vue d’assurer un emploi décent et productif. La part croissante de l’emploi des femmes suggère que des politiques et des formations dédiées peuvent considérablement améliorer la participation des femmes dans les professions liées aux énergies renouvelables ainsi que l’inclusion et, en définitive, la réalisation d’une transition juste pour tous. J’encourage gouvernements, organisations de travailleurs et employeurs à rester fermement engagés en faveur d’une transition énergétique durable, indispensable pour l’avenir du travail».
  • Le rapport met en lumière un certain nombre d’évolutions majeures au niveau régional et national. Ainsi, les pays d’Asie du Sud-Est sont en train de devenir d’importants centres de fabrication photovoltaïque et de gros producteurs de biocarburants. La Chine est le principal fabricant et installateur de panneaux solaires photovoltaïques, et crée un nombre croissant d’emplois dans l’éolien offshore. L’Inde a quant à elle ajouté plus de 10 gigawatts d’énergie solaire photovoltaïque, ce qui a généré de nombreux emplois dans le domaine de l’installation, mais le pays reste fortement dépendant des panneaux importés.
  • L’Europe, qui représente aujourd’hui environ 40 % de la production éolienne mondiale et est le plus gros exportateur d’équipements éoliens, tente de reconstituer son industrie de fabrication de panneaux solaires photovoltaïques.  Le rôle de l’Afrique est encore limité, mais le rapport souligne qu’il existe des possibilités d’emploi croissantes dans le domaine des énergies renouvelables décentralisées, en particulier pour soutenir le commerce local et l’agriculture, entre autres activités économiques. 
  • Sur le continent américain, le Mexique est le premier fournisseur de pales d’éoliennes. Le Brésil, qui reste quant à lui le premier employeur dans le domaine des biocarburants, crée également de nombreux emplois dans les installations éoliennes et solaires photovoltaïques. Les États-Unis d’Amérique commencent à mettre en place une infrastructure industrielle à l’échelle nationale pour leur secteur naissant de l’éolien offshore.
  • Dans le cadre d’une transition juste, le rapport insiste sur le fait que l’expansion des énergies renouvelables doit être soutenue par des mesures politiques globales, dont la formation des travailleurs, afin de garantir des emplois décents, de qualité, bien rémunérés et diversifiés.

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